Succès surprise au box-office italien avec près de 5 millions d’entrées, coiffant au poteau Barbie et Oppenheimer, Il reste encore demain s’impose d’emblée comme le parangon d’un faux cinéma d’auteur vitrifié et entièrement voué à l’idéologie dominante du moment, à savoir le néo-féminisme pompier. Si la réalisatrice Paola Cortellisi, ex-star de la Rai, entretient parfois l’illusion d’un héritage transalpin qui voudrait tutoyer Dino Risi ou Ettore Scola, la comparaison s’arrête là : à la satire sociale cruelle ou au portrait de famille cathartique elle préfère la leçon de morale lourdingue, appuyée à coups d’effets de manche et de mise en scène faussement roborative.
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Impossible de trouver la moindre nuance dans ce tract poussif : tous les hommes, même les petits garçons, sont des salauds, et toutes les femmes des victimes et/ou des battantes. Et lorsqu’au terme du métrage, elle parvient presque à susciter l’émotion à force de surlignage, Cortellisi se paye le luxe de contourner son vrai sujet (la liberté) pour se vautrer dans une ode… au suffrage universel.
IL RESTE ENCORE DEMAIN (1h58), de PAOLA CORTELLESI, avec Paola Cortellesi, Valerio Mastandrea, Romana Maggiora Vergano, en salles le 13 mars.





