Skip to content

[Cinéma] Il reste encore demain : tract poussif

Par

Publié le

13 mars 2024

Partage

« Impossible de trouver la moindre nuance dans ce tract poussif : tous les hommes, même les petits garçons, sont des salauds, et toutes les femmes des victimes et/ou des battantes. » Notre critique.
© DR

Succès surprise au box-office italien avec près de 5 millions d’entrées, coiffant au poteau Barbie et Oppenheimer, Il reste encore demain s’impose d’emblée comme le parangon d’un faux cinéma d’auteur vitrifié et entièrement voué à l’idéologie dominante du moment, à savoir le néo-féminisme pompier. Si la réalisatrice Paola Cortellisi, ex-star de la Rai, entretient parfois l’illusion d’un héritage transalpin qui voudrait tutoyer Dino Risi ou Ettore Scola, la comparaison s’arrête là : à la satire sociale cruelle ou au portrait de famille cathartique elle préfère la leçon de morale lourdingue, appuyée à coups d’effets de manche et de mise en scène faussement roborative.

Lire aussi : [Cinéma] Dune, deuxième partie : tout vient à point…

Impossible de trouver la moindre nuance dans ce tract poussif : tous les hommes, même les petits garçons, sont des salauds, et toutes les femmes des victimes et/ou des battantes. Et lorsqu’au terme du métrage, elle parvient presque à susciter l’émotion à force de surlignage, Cortellisi se paye le luxe de contourner son vrai sujet (la liberté) pour se vautrer dans une ode… au suffrage universel.

IL RESTE ENCORE DEMAIN (1h58), de PAOLA CORTELLESI, avec Paola Cortellesi, Valerio Mastandrea, Romana Maggiora Vergano, en salles le 13 mars.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest