Antoine et Chiara, heureux couple de pêcheurs vivant sur une île du rivage atlantique, embauchent Maxence comme apprenti, un jeune homme de vingt-cinq ans leur cadet. Entre ce dernier et Chiara naît bientôt une attirance inextinguible qui bouleversera son existence. Un bien curieux objet que ce premier long-métrage d’Héloïse Pelloquet, qui a derrière elle une belle carrière de monteuse. La réalité semble n’avoir aucune prise sur ses personnages et leur amour. Dans l’adultère, ils font bien semblant cinq minutes d’avoir des remords ou de subir les foudres du conformisme, mais on sent bien que ce n’est pas ça qui intéresse la réalisatrice.
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Ce qui l’intéresse, c’est de filmer Cécile de France faire l’amour en riant. Son film est un long soleil d’été sans nuage, sans émotions négatives. Les protagonistes sautillent sur la vie, ne prenant rien au sérieux que leur passion. Il n’est pas certain que cela fasse un récit très bien construit mais cette œuvre qui plante le décor de Radiguet pour parler la langue de Blondin est singulièrement rafraîchissante.
LA PASSAGÈRE (1h35) de HÉLOÏSE PELLOQUET, avec Cécile de France, Félix Lefebvre, Grégoire Monsaingeon, en salles le 14 décembre





