Une professeure idéaliste, en découvrant l’auteur d’une série de vols dans son collège, innocente un élève « racisé ». Sauf que les conditions de cette découverte, l’invalidant en partie, plongent la jeune femme dans la tourmente. Énorme succès outre-Rhin, La Salle des profs est tout entier construit sur le principe de la fuite en avant : à chaque rebondissement, son tour d’écrou. Mais s’il est plutôt habilement posé, le film d’Ilker Çatak devient rapidement une pure mécanique où les enjeux finissent par perdre tout intérêt véritable.
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Mise en accusation et subissant diverses avanies – notamment des coups – l’irréprochable héroïne revient la scène suivante, comme réinitialisée, sans affect, se rapprochant d’une pure machine à l’image du scénario. Tout le film demeurant dans le huis clos au collège, l’absence de hors-champ réduit les personnages à leur fonction dans un récit qui ne propose rien d’autre que le brillant de ses rouages. Feignant l’ambiguïté – la woke prise à son piège – Çatak livre en fait un CV parfait pour Hollywood.





