À la Libération, une jeune Bretonne, inspirée par la grand-mère de Katell Quillévéré, se fait tondre; elle attend un enfant d’un Allemand. Elle s’enfuit, devient serveuse, rencontre un fils à papa atteint de polio, futur universitaire de renom. Ils s’aiment, mais son époux s’avère homo. Ils décident d’ouvrir un bouge pour soldats américains à Orléans. Là, un beau et sympathique soldat noir attire leurs regards… Saga France 3 à deux personnages gonflée en film de cinéma, Le Temps d’aimer vise le grand mélo sirkien, comme l’indiquent son titre et les objectifs déformants (fish-eye) sur le mode probable d’Écrit sur du vent (le chef-d’œuvre de Douglas Sirk sorti en 56).
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L’amour y est plus fort que tout, à l’exception des conventions. Mais Sirk ne s’est jamais pris pour une sous-Régine Laforge avec triolisme avorté. Cette purge affreusement écrite et dialoguée (« Tu es complètement parano ! » prononcé en 1950, diantre !) déboussole Vincent Lacoste et Anaïs Demoustier, au point qu’ils deviennent mauvais comme des cochons.
LE TEMPS D’AIMER (2h05), de KATELL QUILLÉVÉRÉ, avec Anaïs Demoustier, Vincent Lacoste, Paul Beaurepaire, en salles le 29 novembre.





