Belgrade 1996 : un pataquès électoral plonge la Yougoslavie dans le chaos et plusieurs mois de manifestations: Milosevic, par le biais de sa porte-parole, refuse de reconnaître sa défaite à la présidentielle, et le fils de celle-ci, collégien mutique, devient soudain l’ennemi de ses amis. Partiellement autobiographique, Lost Country fusionne deux des trois segments du récent The Fabelmans, le trauma maternel et le questionnement identitaire, en un ensemble moins bravache et auto-publicitaire.
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Plus qu’à Rossellini, influence revendiquée, Vladimir Periši? fait penser à un Bertolucci engourdi qui figerait l’intime et le politique dans la froideur d’un hiver sans fin. La patine des années 90 semble rendue naturellement, tant la Serbie est bloquée dans une autre temporalité, comme certaines villes de province. Ce charme bizarre est la principale qualité du film, avec l’interprétation du jeune Jovan Ginic. Dommage qu’un finale décliné sur Allemagne année zéro verse dans un tragique un peu téléguidé.
LOST COUNTRY (1h38), de VLADIMIR PERIŠI?, avec Jovan Ginic, Jasna Djuricic, Miodrag Jovanovi?, en salles le 11 octobre.





