Magdala s’ouvre sur un carton qui annonce une rêverie sur les derniers jours de Marie-Madeleine dans une forêt déserte. On constatera la pertinence de l’information puisqu’où que l’on s’endorme, on n’aura pas raté grand’chose au réveil. Dès les premiers plans, l’héroïne se déplace difficilement sous les fougères, comme un lamantin en pleine torpeur. Diluant son sujet dans la proximité, Damien Manivel colle trop son actrice et ne compose pas assez avec le cadre.
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Le message, plus dan-brownien que biblique (chacun ses lectures), apparaît franchement naïf : Jésus, amant putatif et dénudé, étreint la pécheresse au bord de l’eau, fantasme ou souvenir ? Des voix-off en araméen succèdent à un ou deux miracles orphelins. Un ange volé à La Tour soutient l’agonie de Madeleine à la lueur d’une bougie qui s’éteint (en temps réel, suppute-t-on…). Doucement singulier, le réalisme magique fonctionne, mais se révèle plus étriqué que prévu. Après son atroce Les Enfants d’Isadora, Damien Manivel remonte tout de même un peu la pente mais donne des bâtons pour se faire battre.
Magdala (1h18) de Damien Manivel, avec Elsa Wolliaston, Aimie Lombard, Olga Mouak, en salles le 20 juillet





