Avec ce drame sec et obsédant sur l’émancipation impossible de la famille, Michel Franco réussit à s’affranchir de son maître Michael Haneke pour nous livrer peut-être le plus beau film de l’année. Une famille en vacances de luxe au Mexique doit rentrer en Angleterre à l’annonce d’un décès, à l’exception d’un membre qui va prolonger son séjour… Sundown est l’un de ces films discrets et silencieux où tout porte, mais avec retard. Chaque plan a une utilité, à l’image des deux premiers que l’on ne comprendra qu’au dernier acte.
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Michel Franco construit pas à pas un récit, qui ne refuse pas les rebondissements, parfois énigmatiques. Son économie narrative – le film dure moins d’1h20 – en démultiplie la force, tout comme le traitement de la violence, de brefs éclats frappant à la manière de la foudre. L’aléatoire masque l’inéluctable, et une fois l’incompréhension levée autour du héros, reste le mystère de toute vie et de ce que l’on n’ose guère plus appeler le destin. Délesté de ses tics, approfondi, Tim Roth y trouve le probable rôle de sa vie.
Sundown (1h27), de Michel Franco, avec Tim Roth, Charlotte Gainsbourg, Iazua Larios, en salles le 27 juillet





