Zoé grandit dans le haras de ses parents où elle lie une relation très intense avec une jeune pouliche, Tempête. Lorsque la jeune fille est grièvement blessée par l’animal, elle s’enfonce dans une apathie amère dont elle se relèvera lentement grâce à sa passion pour l’équitation. Capable du meilleur comme du pire, Duguay nous livre cette fois un récit familial très réussi, qui oscille habillement entre tristesse et jubilation.
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Tempête sait prendre son temps pour développer les personnages et leurs relations sans pour autant perdre de vue la progression de l’intrigue. Le défi difficile d’un film sur le handicap, a fortiori d’une enfant, qui ne verse pas dans le tire-larmes est relevé, malgré quelques passages qui flirtent avec le précipice. Mais l’émotion est juste, puisqu’elle touche des personnages fiers, qui affrontent bravement les épreuves de l’existence. On saluera aussi de beaux personnages féminins, dotés d’une force intérieure inébranlable sans jamais prétendre écraser les hommes. Crotte de nez de bon aloi à Caroline de Haas.
TEMPÊTE (1h49) de CHRISTIAN DUGUAY, avec Mélanie Laurent, Pio Marmaï, Kacey Mottet Klein, en salles le 21 décembre





