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[Cinéma] Walk up : perdus dans le métavers

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Publié le

27 février 2024

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« Mais, passée une exposition interminable améliorée évidemment d’une soulographie, une puis deux ellipses presque indécelables détournent le cours du récit qui verse dans la circonspection. » Notre critique.
© DR

Un metteur en scène sur le retour visite une amie propriétaire à Gangnam qui lui fait goûter les délices de son petit immeuble et autant de vies possibles que d’étages. Premier film de l’année de Hong Sang-Soo, Walk up ne révolutionne pas le style minimal du coréen stakhanoviste, mélange de concept, d’improvisation, et de relâche. Mais, passée une exposition interminable améliorée évidemment d’une soulographie, une puis deux ellipses presque indécelables détournent le cours du récit qui verse dans la circonspection.

Lire aussi : [Cinéma] Les derniers hommes : au coeur des ténèbres

On retrouverait presque les méandres de son plus beau film depuis 15 ans, Yourself and yours, avec une Circé âgée, élégante ou intrusive (Lee Hye-young). Une belle scène de demi-sommeil fait espérer que la vie déploie un nouveau pan, plus ensoleillé. Bien sûr, il faut passer par les approximations à la Woody Allen avec ces figures d’artistes et leur entourage bavard et creux. Mais 2024 commence curieusement : Hong a découvert le métavers.

WALK UP (1h37), de HONG SANG-SOO, avec Kwon Hae-hyo, Lee Hye-young, Park Mi-so, en salles le 21 février.

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