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Défense et illustration de l’enseignement du droit aujourd’hui

Mediapart a jeté en pâture un universitaire de Panthéon-Assas qui aurait distribué des énoncés « empreints de transphobie ». En plus d'être injustifiée, déloyale et malhonnête, cette attaque est proprement politique : le journal et son dénonciateur reprochent au professeur ses positions conservatrices.

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« Panthéon-Assas : plusieurs enseignants accusés de sexisme et de transphobie » titrait Mediapart, dans un article publié en ligne le 29 mars. Dans la continuité d’une précédente pige, y sont dénoncés, dans une première partie, « témoignages » à l’appui, un certain nombre de propos lestes tenus par deux universitaires – nommément jetés en pâture. Que ces assertions soient ou non de bon ton, ou même un tant soit peu amusantes, ne sera pas ici le propos. Nous avons peine à considérer que la grossièreté soit une forme de trait d’esprit, surtout lorsqu’il s’y trouve une connotation sexuelle et que la saillie est destinée à une jeune fille. Si certains veulent s’en offusquer publiquement, grand bien leur fasse, nous ne les bâillonnerons pas.

On pourra, en revanche, s’inquiéter de ce que des « journalistes » n’aient rien d’autre à faire que de réaliser une « enquête » – tel est l’intitulé pompeux – sur le sujet, plutôt que de se concentrer sur la moralité des candidats à la magistrature suprême – à commencer par celui à l’élection duquel ils ont contribué il y a cinq ans. Bref, Mediapart nous a habitués à s’apparenter à une certaine espèce de mouche – qui n’est évidemment pas la mouche truffière…

On pourrait, également, s’attrister de ce que l’université concernée a cru nécessaire de s’abaisser à répondre aux sollicitations du média. Mais la communication moderne oblige, au sens où elle asservit… De toute façon, l’institution ne cesse de se renier et de donner des gages à l’idéologie dominante : une « Commission des droits » y a été mise en place – dont on comprendra bien qu’elle ne protège que ceux des opprimés des temps modernes – et une « cellule » RéagirAssas, qui en est un démembrement, fait office de bureau des pleurs.

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Passons ! C’est de la suite de l’article que nous aimerions parler. Après avoir appris que l’illustre université comptait de(ux) piètres blagueurs, nous apprenons qu’un troisième professeur ferait distribuer des énoncés « empreints de transphobie » et que ces « faits » ont été signalés aux instances « morales » précitées par « un enseignant, qui préfère rester anonyme » – alors que la victime de sa vindicte est bel et bien désignée… grand travers de notre temps. [...]

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