Skip to content

Dossier LGBT – Marcus et Sue Evans : « Il faut protéger l’intégrité physique des enfants »

Par

Publié le

10 mars 2020

Partage

[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1583817325875{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]

À Londres, le Tavistock & Portman NHS Trust, centre de psychothérapie de renommée internationale, abrite depuis 1989 le Gender Identity Development Service (GIDS), clinique publique dédiée aux enfants « présentant des difficultés quant à leur identité de genre » (voir encadré). Démissions, plaintes : le GIDS est dans la tourmente. Rencontre avec Marcus et Sue Evans, un couple de psychothérapeutes qui suit ces questions de près.

 

 

 

Pourquoi avoir démissionné du Tavistock ?

 

Marcus Evans : J’ai exercé au Tavistock pendant 20 ans. En septembre 2018, j’ai été élu au poste bénévole de gouverneur. Peu avant, un groupe de dix couples de parents avait écrit une lettre de plainte au centre. Ils estimaient que leurs enfants avaient été orientés vers des traitements hormonaux après un examen psychologique bâclé. Au même moment, le Dr David Bell, psychothérapeute au Tavistock, transmettait un rapport à la direction, après avoir été approché par dix membres du personnel du GIDS qui exprimaient les mêmes inquiétudes. Selon eux, la clinique, sous influence des associations LGBT, négligeait l’éthique médicale.

Ces deux alertes extrêmement sérieuses ont été traitées avec mépris par la direction du Tavistock. Il a été conclu que tout allait bien et que Bell n’était pas compétent. Le Dr Bell est réputé pour sa grande expérience et une conscience professionnelle impeccable. Prétendre qu’il n’était pas qualifié pour rédiger cette note était une façon d’étouffer l’affaire. J’ai démissionné début 2019. Cet épisode montrait que le problème des enfants transgenres avait évolué d’une approche clinique vers une approche politique. Je me suis exprimé devant la Chambre des Lords à ce sujet en mai dernier.

 

Lire aussi : Dossier LGBT – Scout toujours gay ?

 

Une approche politique ?

 

M.Evans : Les militants transgenres ont beaucoup trop d’influence sur les politiques gouvernementales et de santé publique. Notre première responsabilité doit être envers nos patients et non envers les lobbys. On observe une contagion sociale préoccupante, notamment auprès des filles. 74 % des patients reçus au GIDS sont des filles. C’est un phénomène récent. Aucune recherche sérieuse n’est menée sur ce sujet.

Si vous osez remettre en cause le credo trans, vous vous exposez à de sérieux problèmes. Vous êtes catalogué « transphobe », on vous prête des intentions que vous n’avez pas, cela complique terriblement votre carrière.

Sue Evans : Les associations (Mermaid, Stonewall) sont sollicitées pour piloter des stages contre la transphobie. Ils forment les instituteurs, la police, les juges, les employés des entreprises. Si vous osez remettre en cause le credo trans, vous vous exposez à de sérieux problèmes. Vous êtes catalogué « transphobe », on vous prête des intentions que vous n’avez pas, cela complique terriblement votre carrière.

 

 

Qu’est-ce qu’un enfant transgenre ?

 

M.Evans : Le problème de la dysphorie de genre est complexe et toujours mêlé à des pathologies psychiques sousjacentes : autisme, phobies sociales, dépression, traumatismes, la liste est infinie. Isoler le seul problème du genre et dire « Tu n’es pas né dans le bon corps ; si tu changes de corps, tout ira bien » n’est pas sérieux. On ne règle pas un problème psychologique en intervenant sur la physiologie du patient.

On écoute le patient, on l’interroge sur son problème d’identification de genre, mais aussi sur son environnement familial, scolaire, on réfléchit avec lui, on essaie de comprendre ensemble sa souffrance et de la résoudre. Dans 90 % des cas, sans traitement hormonal, le patient finit par accepter son corps.

L’approche dite « affirmative », préconisée par les associations transgenres, consiste à conforter l’enfant dans son ressenti : si Jean vous dit « Je suis Jeanne », il ne faut pas le contredire, mais l’aider à devenir Jeanne. Ces problèmes nécessitent au contraire une approche holistique. On écoute le patient, on l’interroge sur son problème d’identification de genre, mais aussi sur son environnement familial, scolaire, on réfléchit avec lui, on essaie de comprendre ensemble sa souffrance et de la résoudre. Dans 90 % des cas, sans traitement hormonal, le patient finit par accepter son corps.

Les activistes disent que les bloqueurs de puberté sont « juste une pause pour laisser à l’enfant le temps de réfléchir et lui épargner le stress de l’apparition des premiers signes de puberté ». Mais il n’y a pas de bouton « pause » dans le développement d’un enfant ! Vous le soustrayez à son groupe d’âge. Pendant que ses camarades se développent, l’enfant sous inhibiteur d’hormones garde son allure enfantine. Vous le privez d’une vie sociale normale. Ça n’est en aucun cas un acte neutre.

 

Lire aussi : Dossier LGBT – Agnès Thill, exécution d’une élue

 

À partir de quel âge les traitements hormonaux sont-ils prescrits ?

 

S.Evans : Dès les premiers signes de puberté, ce qu’on appelle le stade 2 de la classification Tanner. L’âge diffère selon l’enfant. Le stade 2 correspond à l’apparition de bourgeons mammaires et des premiers poils pubiens chez les filles. Cela peut être avant les premières règles, dès 10 ans. Pour les garçons c’est plutôt vers 11-12 ans. Les inhibiteurs d’hormones interrompent la croissance du pénis. S’ils prennent ensuite des oestrogènes, ils vivent adultes avec le pénis d’un garçon de 12 ans. Ces traitements ont des effets néfastes sur le développement du cerveau et la croissance, les os sont fragilisés, les transgenres souffrent d’ostéoporose.

 

 

Est-ce qu’on demande l’accord des parents ?

 

Sue Evans : L’accord des parents est nécessaire. Mais nous avons en GB une jurisprudence, la « Gillick competency », un arrêt rendu à propos du cas d’un médecin qui avait prescrit la pilule contraceptive à une fille de moins de 16 ans sans l’accord des parents. La cour avait considéré que le médecin était en mesure de juger de la maturité de l’adolescente et de se soustraire à l’autorité parentale. S’agissant des traitements hormonaux, si les parents sont contre, le médecin peut utiliser cette jurisprudence pour passer outre.

 

M.Evans : Les parents sont sensibles à l’argument des activistes selon lequel si l’enfant n’a pas accès au traitement lui permettant de quitter le genre dans lequel il se sent mal, il risque de se suicider. Cet argument ne repose sur aucune étude scientifique sérieuse !

 

Lire aussi : Dossier LGBT – Esther Pivet : « L’Éducation nationale réduit la différence sexuelle à une différence biologique »

 

Sue, vous engagez une action en justice. Quel en est l’objet ?

 

S.Evans : Notre plainte porte sur la notion de « consentement éclairé ». On ne peut pas à la fois considérer qu’un mineur n’a pas la maturité nécessaire pour voter, acheter du tabac ou de l’alcool et en même temps lui demander de prendre une décision qui engage son existence, à propos de traitements médicaux encore expérimentaux. On n’a pas suffisament de recul sur ces thérapies. Les bloqueurs de puberté ont été conçus pour les cas rares de puberté précoce, pas pour la dysphorie de genre. Cette idée d’un « consentement éclairé » est absurde. Comment expliquer à un enfant de 10 ans quelles seront les conséquences de sa décision sur la qualité de ses orgasmes ou l’épanouissement de sa vie sexuelle à l’âge adulte ? Ou les risques urinaires et gynécologiques encourus ?

Keira regrette cette opération et dénonce la façon dont elle a été suivie sur le plan médical. Elle a décidé de redevenir une femme. Nous pensons qu’il faut interdire les traitements hormonaux pour les enfants de moins de 16 ans.

Nous sommes trois plaignantes. Il y a avec moi Mme A (elle souhaite garder l’anonymat), la mère d’une fille de 15 ans qui souffre d’autisme et de troubles émotionnels. La jeune fille est suivie au GIDS pour dysphorie, sa mère craint pour sa santé. Et il y a Keira, une jeune femme de 23 ans. Enfant, elle souhaitait devenir un garçon. On lui a prescrit un traitement hormonal puis, à 20 ans, une double mastectomie. Keira regrette cette opération et dénonce la façon dont elle a été suivie sur le plan médical. Elle a décidé de redevenir une femme. Nous pensons qu’il faut interdire les traitements hormonaux pour les enfants de moins de 16 ans. Notre dossier est soumis à un juge qui décidera s’il y a lieu de présenter la question devant la Haute Cour de Justice. Nous souhaitons protéger l’intégrité physique des enfants.

 

 

Propos recueillis par Sylvie Perez

 

 

La levée de fonds pour l’action en justice de Susan Evans se fait sur crowdjustice.com/case/protect-children

 

 

 

ENFANTS TRANSGENRES?: LE SCANDALE GRONDE EN GRANDE-BRETAGNE

En Grande-Bretagne, les enfants mineurs souffrant de confusion quant à leur identité sexuelle (dysphorie de genre, selon le terme médical consacré) sont adressés au GIDS, le Gender Identity Development Service.

l’issue de 3 à 6 séances de psychothérapie, si le diagnostic de dysphorie de genre est confirmé, l’enfant est dirigé vers un service d’endocrinologie pédiatrique où lui sont administrés des traitements hormonaux?: bloqueurs de puberté et, à partir de 16 ans, hormones sexuelles croisées (testostérone pour les filles, oestrogènes pour les garçons).

Le nombre d’enfants adressés au GIDS a augmenté de 400 % en cinq ans (20142018) et de 3?200 % en dix ans (77 enfants en 2009, 2?590 en 2019).

Les enfants reçus en consultation sont de plus en plus jeunes. En 2019, 54 % avaient moins de 14 ans. Le nombre d’enfants de 11 ans (80 en 2019) a augmenté de 30 % en un an et les patients les plus jeunes ont 3 ans.

De plus en plus de voix s’élèvent, au sein du corps médical, qui s’inquiètent de ces expérimentations conduites sur des corps sains d’enfants.

S.P.

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest