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Scandales sexuels à Saint-Germain – Michel Crépu : « La littérature a de moins en moins d’alliés dans la place »

ENTRETIEN – Après ceux de Vanessa Springora et de Raphaël Enthoven, c’est le livre de Camille Kouchner qui monopolise l’intérêt médiatique de cette rentrée littéraire avec un nouveau règlement de comptes public à Saint-Germain-des-Prés. La recette de la nouvelle bombe médiatico-éditoriale ? Venir d’une grande famille du landerneau, avoir subi les dommages collatéraux de l’interdiction d’interdire soixante-huitarde, témoigner. Un phénomène de société au retentissement spectaculaire, certes, mais les intérêts de la littérature n’y sont-ils pas piétinés au passage ? Nous sommes allés consulter à ce sujet un observateur privilégié du monde littéraire, Michel Crépu, écrivain, critique au « Masque et la Plume », éditeur et rédacteur en chef actuel de la mythique Nrf. Il n’a pas l’air ébloui.

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Camille Kouchner invitée de l'émission La grande librairie

Cela fait quatre rentrées successives, si l’on compte Orléans, de Yann Moix, que les règlements de comptes publics concentrent toute l’attention médiatique. Que pensez-vous d’un tel phénomène ?  ?

J’aurais tendance à vous dire que c’est un signe de faiblesse de la littérature que de privilégier assez systématiquement le matériau biographique de ce type et de draguer de ce côté-là tout ce qu’il est possible de ramener. Je viens de lire le livre de Camille Kouchner : il est intéressant, mais enfin, il ne m’a pas fait un grand effet d’un point de vue littéraire, c’est le moins qu’on puisse dire. Je fais le même constat sur les autres livres de ce genre.

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