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Enquête : Macron et les progressistes contre la légitime défense

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Publié le

1 avril 2022

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Emmanuel Macron s’est dit « opposé à la légitime défense ». Si le propos a choqué, il est tout à fait cohérent dans la bouche d’un progressiste. Car depuis 50 ans, la gauche empêche le peuple de se défendre contre la flambée de la criminalité.
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En déplacement ce jeudi 31 mars à Fouras (Charente-Maritime), et invité par Europe 1 à réagir sur le meurtre par un agriculteur d’un cambrioleur entré chez lui par effraction, le président de la République Emmanuel Macron a été on ne peut plus clair : « Je suis opposé à la légitime défense ». Et d’ajouter, pour étayer son propos : « C’est très clair et c’est intraitable parce que sinon, ça devient le Far West. Et je ne veux pas d’un pays où prolifèrent les armes et où l’on considère que c’est aux citoyens de se défendre ».

La légitime défense existe depuis l’Antiquité. On pouvait tuer pour se défendre ou défendre son bien. Puis elle est entrée dans le code Napoléon. Elle permettait de tout faire, y compris tuer, si c’était commandé « par la nécessité actuelle de la légitime défense de soi-même ou d’autrui ». On faisait difficilement plus napoléonien.

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Mais c’était trop de liberté pour la gauche. Alors des juges s’en sont mêlés dès 1959. Des gens qui, sous la proie d’une émotion forte, avaient blessé ou tué d’autres gens qui venaient de les agresser, ont été condamnés. Puis, sont venues les années 70, période durant laquelle le taux de criminalité a été multiplié par quatre. Des gens se sont défendus. Ils ont tué. Ils se sont retrouvés au tribunal. Ils détonnaient car ils n’avaient aucun casier. Ils étaient des gens honnêtes sur lesquels la gigantesque hausse de la délinquance s’était abattue. La gauche les a aussitôt qualifiés de racistes. Des gens comme Vanessa Codaccioni, maître de conférences en sciences politiques à l’université Paris VIII, qui a écrit plusieurs livres pour justifier le racisme à l’envers, se sont emparés des cours d’assises de l’époque. Des gens comme elle qui n’hésitaient pas à expliquer, jusqu’en 2018, qu’il a fallu restreindre les droits à la légitime défense des citoyens ordinaires.

Mme Codaccioni a rappelé complaisamment dans un article du Point d’octobre 2018 que la hausse de la criminalité s’est poursuivie dans les années 80. Les Français n’étaient pas matés.  L’essentiel des affaires de légitime défense concernaient des commerçants. Des braves gens qui défendaient leurs biens. Leurs avocats leur conseillaient de plaider l’homicide volontaire pour se retrouver devant des jurys d’assises, plutôt que de risquer le juge professionnel. Les tués étaient « souvent issus de l’immigration maghrébine », et « connus des services de police ». Les jurys populaires acquittaient massivement les inculpés. C’était insupportable pour la gauche.

Désormais, celui qui attaque ne subit plus que le risque de l’attaque. Depuis 3 000 ans, il subissait aussi le risque de la défense. Et c’était bien normal.

Alors, comme d’habitude, elle a combattu le peuple. En 1992, elle a voté une loi dont l’article 122-5est la honte de la majorité socialiste de l’époque. Cet article a introduit la simultanéité et surtout la proportionnalité. La défense devait désormais être concomitante et égale à la gravité de l’attaque. Et puis, la défense d’un bien ne pouvait plus en aucun cas entraîner la mort d’une personne. Ben voyons. Désormais, celui qui attaque ne subit plus que le risque de l’attaque. Depuis 3 000 ans, il subissait aussi le risque de la défense. Et c’était bien normal.

Résultat, les affaires de légitime défense se sont raréfiées. La gauche s’est félicitée. Elle a refusé de voir que les Français avaient cessé de se défendre. Depuis 1992, le nombre de faits de délinquance est resté le même, quatre fois supérieur à son niveau normal des années 50. Mais la violence de ces faits a littéralement explosé.  C’est normal : les Français savent qu’ils risquent plus à se défendre qu’à se laisser taper dessus. En pleine mode des coups de couteau distribués dans la rue, les blessés se défendent à peine.

Avec froideur, calme et détermination, il faut abroger l’article 122-5 du code pénal, et faire honte à ceux qui ont voulu, il y a 28 ans, transformer les Français en moutons.

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