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Les trois affaires Macron n’auront pas lieu

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Publié le

30 mars 2022

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Alors qu’Emmanuel Macron semble hélas destiné à être réélu, remémorons-nous les nombreuses affaires ayant sali son mandat.
Macron

Alstom, McKinsey ou patrimoine ? Ces trois scandales d’État, en plus des affaires ayant touché ses ministres (voir notre sélectron à ce sujet), éclaboussent Emmanuel Macron. Cependant, aucune d’entre elles ne semble avoir de prise sur l’opinion qui le place à 28%  dans les sondages à ce jour. Bénéficiant d’une immunité injustifiée due à sa gestion des crises du Covid et de l’Ukraine, Emmanuel Macron semble intouchable.

Pourtant, quand on repasse son quinquennat à la loupe, il y a de quoi faire un parallèle avec Nicolas Sarkozy en matière de soupçons de corruption. Premièrement, Alstom. En 2014, l’entreprise française tente de passer un accord avec l’américain General Electric. Immédiatement, le ministre de l’Économie Arnaud Montebourg s’oppose vivement à la vente de la branche Énergie d’Alstom à une entreprise étrangère. Il fait tout son possible pour l’empêcher, mais est viré du gouvernement et remplacé par Emmanuel Macron qui entérine la chose. Pourtant, à plusieurs reprises, M. Macron a menti en disant qu’il n’avait rien à voir là-dedans. Devant tous les Français, il a clamé n’avoir jamais eu connaissance du dossier et l’avoir simplement signé. Or, il est avéré qu’Emmanuel Macron a eu connaissance de cette histoire dès 2012 selon les propos de David Azéma, ancien directeur de l’Agence des participations de l’État, durant son audition en 2018 devant la commission d’enquête parlementaire présidée par le député Olivier Marleix. Un autre problème majeur est que les banquiers et les avocats en charge du dossier ont été rémunérés à hauteur de 262 millions d’euros…et ont été pour certains donateurs de la campagne d’Emmanuel Macron. Le député LR Olivier Marleix dénonce ainsi un « pacte de corruption » et a saisi le parquet national financier à ce sujet.

Lire aussi : Enquête : Macron et Alstom, la braderie d’un géant

McKinsey ensuite. La commission d’enquête sénatoriale a révélé que, depuis 2017, plus d’un milliard d’euros avaient été dépensés par l’État pour des prestations auprès de cabinets de conseil, le plus influent d’entre eux se nommant McKinsey. McKinsey, c’est une entreprise ayant gagné de l’argent lors de la crise des subprimes, condamnée à de multiples reprises pour avoir poussé des entreprises à faire des montages comptables, pour avoir corrompu des fonctionnaires, et pour avoir tenu un rôle important dans le scandale des opioïdes aux États-Unis. Au-delà de ça, par un montage financier habile, il est apparu que l’entreprise ne payait pas d’impôts en France depuis 10 ans. Et pourtant, c’est légal : McKinsey facture à McKinsey France des services rendus à hauteur des bénéfices réalisés, ce qui permet à ces derniers de ne déclarer en France aucun bénéfice, et donc d’être exonérés de l’impôt sur les sociétés. Mais dans ce cas, on comprend mal comment les associés qui devraient être rémunérés en rapport aux bénéfices réalisés gagnent leur vie. Au-delà de la fiabilité douteuse de McKinsey, on remarque également que les services payées par l’État ont peu de traçabilité et sont très élevés, certains travaux demandés n’ayant même pas eu lieu. Il faut d’ailleurs ajouter qu’on ignore tout à fait les noms des clients de McKinsey, protégés par le secret des affaires, ce qui peut alimenter les soupçons de conflits d’intérêt. On peut également penser au choix douteux de privilégier des entreprises privées à l’administration qui aurait bien besoin d’un coup de polish de nos jours.

Lire aussi : Enquête : McKinsey, les techniciens des puissants

Enfin, la déclaration de patrimoine. 550 000 euros, de l’avis de tous, c’est peu pour un ancien banquier. À l’heure où tous parlent d’un « Rothschild Gate », tentons d’y voir un peu plus clair.  Selon nos calculs, le Président de la République aurait dépensé en cinq ans 500 000 euros pour des choses qui ne sont ni ses impôts, ni ses emprunts, ni son logement, ni sa nourriture ni un objet de plus de 10 000 euros. Ce qui est étonnant, c’est que celui qui était alors secrétaire général adjoint de l’Élysée déclarait en 2012 : « Je n’ai pas de goûts de luxe, ni de gros besoins ». En réalité, la question mérite d’être posée : comment dépense-t-il son argent alors qu’il est logé, nourri, blanchi par l’Élysée ?

Lire aussi : Enquête : la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron (2/2)

Beaucoup de questions, mais peu de réponses. Soyons francs : personne n’a pour l’instant réussi à prouver quoi que ce soit sur Emmanuel Macron. Même les nombreux soupçons pesant sur ces trois sujets ne semblent pas avoir de réelle prise sur lui quand on regarde les sondages qui le placent toujours loin devant. Apparemment, il en faudra plus pour le faire tomber de son royal piédestal.

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