Comment fonctionne l’association, et sur quoi repose sa puissance ? Vous haussez les épaules car vous savez depuis des lustres que SOS Racisme est gavé de subventions. Vous avez raison. Les seuls comptes jamais publiés par l’association datent de 2009. Entre parenthèses, SOS Racisme est en infraction depuis 10 ans avec l’article 612-4 du code de commerce, qui oblige les associations loi 1901 à publier leurs comptes dès qu’elles ont reçu plus de 153 000 euros de dons. Toutefois l’irrespect de cet article n’est puni d’aucune sanction. Tant mieux pour SOS Racisme, dont les budgets 2009 et 2015, ce dernier étant connu grâce aux Enquêtes du Contribuable, ont été couverts à 87% par des subventions. Le global représente tout de même 904 000 euros dans un cas, et 1,1 million dans l’autre.
Les potes se débrouillent bien. Rapide comme vous l’êtes, vous avez calculé qu’après vingt ans de règne et des appuis puissants, l’association n’est pas capable de ramasser plus de 130 000 euros d’argent privé, ce qui en dit long sur son assise populaire. L’association paye surtout des gens qui accueillent les discriminés et traquent les discriminants dans tous les tribunaux, et ce avec un succès impressionnant. L’autre activité principale consiste à combattre le Rassemblement National. Ce point trahit la tactique habituelle des gauchistes, qui dissimulent un projet politique sous des causes associatives, lycéennes, syndicales ou autres. Cela tout le monde le sait. Reste une question : comment ont-ils fait pour infiltrer les prétoires ?
SOS Racisme n’a pas simplement touché de l’argent public, il a surtout diffusé sa doctrine dans toutes les couches de l’État, avec une autorisation dûment tamponnée
SOS Racisme n’a pas simplement touché de l’argent public, il a surtout diffusé sa doctrine dans toutes les couches de l’État, avec une autorisation dûment tamponnée. Pour percevoir des subventions, il a signé comme la loi le demande des conventions avec les ministères concernés. Plusieurs sont visibles sur Internet, notamment une convention-cadre de 2007 avec le ministère de la Justice. Rachida Dati, garde des Sceaux de l’époque, a jugé bon de requérir SOS Racisme pour « informer l’autorité judiciaire des difficultés rencontrées par les [discriminés] et des solutions préconisées ainsi qu’à favoriser l’émergence de plaintes chez les victimes de faits susceptibles d’être constitutifs d’une discrimination ».
Dix ans plus tard, SOS Racisme est devenu une machine à fabriquer des victimes du racisme reconnues par la justice. La convention de Rachida Dati a opéré un rapprochement avec tous les parquets de France, dont l’association est devenu un supplétif officiellement agréé par la Chancellerie. Et ce n’est pas tout. La convention de 2007 a mis en place une formation des élèves magistrats et greffiers par les potes, qui ont développé des « modules d’enseignement spécifiques » pour l’École Nationale de la Magistrature et l’École Nationale des Greffes. C’était il y a treize ans. La convention avait une durée de trois ans, reconductible. Elle a dû l’être car, en 2015, l’association a reçu 60 000 euros du ministère de la Justice.
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Des conventions comme celle-là, SOS Racisme en possède d’autres : Éducation Nationale, Logement, Politique de la Ville, Jeunesse, Sport, Culture, Droit des femmes, Enseignement Supérieur, et Intérieur. N’oublions pas les collectivités : vive la mairie de Paris, la région Île-de-France, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis. Il manque également des opérateurs de l’État : Agence des Territoires, Universités, etc. La liste est longue, ce qui témoigne d’un travail de grand professionnel. Chapeau les poteaux.
La bonne nouvelle est qu’à l’heure d’internet, les autorités publiques révèlent encore les noms de ceux qu’ils subventionnent. Ainsi, les annexes du projet de Loi de Finances pour 2020 révèlent que SOS Racisme est compté pour 350 591 euros de subventions de la part des ministères. C’est moins que 2015, mais ce chiffre ne prend pas en compte les opérateurs du type Agence nationale ou Commissariat général. L’autre bonne nouvelle est que la domination des milices associatives gauchistes n’est pas une fatalité. Elle résulte d’un projet qui a fait l’objet d’un encadrement légal, lequel peut s’effacer d’un trait de plume.
Dans la galaxie des associations qui confondent bonnes œuvres et politique, SOS Racisme n’est pas le cas le plus grave. Une autre association a touché près de 400 millions de l’État depuis 2015. Encore un an et elle approchera le demi-milliard d’euros. Affaire à suivre





