Skip to content

Éric Didio : « CredoLending, c’est un peu le banquier des projets chrétiens ! »

Par

Publié le

26 novembre 2020

Partage

Après avoir lancé en 2014 CredoFunding, une plateforme de financement participatif chrétien, Éric Didio lance CredoLending. Cette nouvelle marque propose de se faire intermédiaire entre financeurs et financés pour les initiatives fécondes de la communauté chrétienne. Entretien.
credofunding

Il y a deux ans, vous présentiez à L’Incorrect CredoFunding, qui permettait de mettre en relation des porteurs de projet avec des donateurs. Aujourd’hui, vous lancez CredoLending : quoi de neuf ?

CredoLending, c’est un peu le banquier des projets chrétiens ! C’est une marque de CredoFunding qui offre, d’un côté une solution de financement aux porteurs de projets qui œuvrent dans la communauté chrétienne et plus largement au service du bien commun, et d’un autre côté la possibilité à chacun (personnes physiques ou personnes morales) d’apporter les ressources financières nécessaires à ces projets en investissant dans des projets sur la plateforme CredoLending.fr. Autrement dit, nous faisons l’intermédiaire entre le financé et le financeur. Nous sommes très attentifs à l’analyse des projets sélectionnés en amont afin de s’assurer d’un modèle d’affaires pérenne garantissant une bonne finalité de chaque opération.

Comment en êtes-vous venu à lancer le prêt ?

Jusqu’en 2015, les banques avaient encore le monopole. Devant les 5 000 milliards d’euros d’épargne des ménages en France, il paraissait intéressant de proposer une autre voie que celle classique des placements bancaires. Alimenter en ressources financières les initiatives fécondes de la communauté chrétienne autrement que par le don permettait d’augmenter significativement les leviers des collectes et ainsi accompagner dans leur développement encore plus de projets avec des moyens plus conséquents.

Alimenter en ressources financières les initiatives fécondes de la communauté chrétienne autrement que par le don permettait d’augmenter significativement les leviers des collectes et ainsi accompagner dans leur développement encore plus de projets avec des moyens plus conséquents

Qu’apportez-vous de plus aux porteurs de projets ?

D’abord, les banques ne peuvent ou ne veulent pas tout financer à elles seules. Elles sont souvent à plusieurs et apprécient que l’on vienne compléter le montage pour arriver au montant souhaité par le porteur de projet. Mais surtout, nous n’apportons pas que de l’argent. Car en plus du conseil prodigué dès l’analyse du projet (que ce soit sur la vision, la gouvernance ou la partie financière), nous offrons au porteur de projet une véritable vitrine lors de la communication de son projet sur la plateforme auprès de notre communauté d’inscrits qui partagent les mêmes sensibilités et la même foi. Nous comptons à ce jour près de 44 000 inscrits. Pour faire connaître son projet et ainsi identifier des futurs donateurs ou effectuer de belles rencontres fructueuses, cette visibilité produit une vraie valeur.

Et que gagnent les épargnants ?

Aujourd’hui, une nouvelle vague est en train de naître. Les épargnants recherchent de la simplicité et de la transparence. Ils souhaitent également comprendre à quoi leur argent va servir. Et enfin, ils veulent agir pour un avenir meilleur en soutenant de belles causes. Avec CredoLending, nous leur offrons ce qu’ils attendent. Une finance en circuit court, où l’emprunteur est responsable directement devant l’investisseur, où l’investisseur est fier du projet dans lequel il a investi et dont il peut mesurer facilement les fruits et « relever tous ses impacts positifs ». Les investissements que nous proposons sont généralement rémunérateurs et pour certains bien plus que des produits bancaires classiques, mais nous souhaitons surtout donner un autre regard sur le prisme de la seule rentabilité financière.

Lire aussi : Eric Didio, donneur universel

Pour parler concrètement, qu’est ce que cela donne en matière de produits financiers ?

Pour une rémunération supérieure au livret A, vous allez investir dans le projet de l’abbaye de Boulaur ou celui de Sainte-Marie Lyon et ainsi percevoir chaque semestre des intérêts (0.75% par an) et une partie de votre investissement pour le récupérer totalement au bout de 5 ans. Et pour une rémunération supérieure à la majorité des assurances-vie en fonds en euros, vous pouvez investir dans le Béguinage solidaire et ainsi percevoir chaque année des intérêts (2.5% par an) et récupérer votre investissement dans 8 ans. Par une communication exhaustive et directe, vous suivrez les fruits de votre investissement chaque trimestre comme si vous étiez au cœur du projet. Ça change des placements que l’on connaît, non ?

Quels sont les projets dont vous êtes le plus fier ?

Notre actualité est passionnante et enthousiasmante. Après avoir proposé un investissement pour acquérir une majestueuse Chartreuse en Corrèze (mise en vente par la ville de Paris) par un porteur de projet qui souhaite notamment y développer un institut de formation de professeurs d’école, nous finançons actuellement trois projets exaltants. L’un dans la périphérie de Lyon, à Meyzieu, où le célèbre établissement Sainte-Marie Lyon construit un lycée puis un collège et un primaire : sa pédagogie des Maristes connaît un succès admirable pour élever chaque élève à donner le meilleur de soi-même. Un autre dans le Cotentin, à Valognes, où une Entreprise d’Utilité Sociale développe une nouvelle offre attractive pour les séniors, trois à cinq fois moins cher qu’une résidence services, dans un esprit d’entraide et de bienveillance : le Béguinage Solidaire.

Nous possédons tous une partie de notre avenir dans notre porte-monnaie. À chacun d’utiliser ce pouvoir en responsabilité, guidé par son cœur, pour des lendemains radieux

Le dernier, et pas des moindres, se situe à une heure de Toulouse dans la déjà connue abbaye de Boulaur où les 32 sœurs ont connu le buzz dans la presse avec leur projet génial de créer une grange cistercienne du XXIe siècle. Développer à grande échelle leur activité agricole avec les codes d’aujourd’hui : circuits courts, produits bio. Des sœurs dans le vent qui ont à cœur aussi de transmettre leur amour du travail de la terre à la jeune génération par leur nouvelle ferme pédagogique ouverte sur le territoire. Trois domaines très différents qui répondent à trois défis majeurs de notre temps : élever vers le haut la jeunesse, offrir une alimentation saine en respectant la terre qui nous nourrit, encourager des initiatives alternatives et humanisées pour répondre au vieillissement de la population et au fléau de la solitude.

Comment imaginez-vous CredoFunding  dans cinq ans ?

Nous venons d’ouvrir un bureau à Paris et notre objectif est de devenir une référence auprès des épargnants en matière d’investissements éthiques remplis de sens, c’est-à-dire de promouvoir une finance intégrale dans laquelle tout est liée. Beaucoup de partenariats sont à imaginer avec des institutionnels, notamment afin de diffuser nos inspirations dans tous les rouages des milieux financiers. Plus nous aurons d’épargnants, d’investisseurs qui se tourneront vers nos nouvelles solutions alternatives en circuit court, plus nous pourrons financer de beaux projets rayonnants. Nous possédons tous une partie de notre avenir dans notre porte-monnaie. À chacun d’utiliser ce pouvoir en responsabilité, guidé par son cœur, pour des lendemains radieux.

Pour investir sur CredoLending

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest