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Famille Bling-Bling

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Publié le

9 juillet 2019

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Boomers et millenials. Deux générations qui structurent profondément la société française, plus généralement occidentale. Sont-ils tous identiques ? Point du tout. Il existe autant de versions des boomers et des millenials que de catégories sociologiques et communautaires. Nous en avons retenu sept et… une surprise, dans une liste tout sauf exhaustive.

 

Bien entendu, ces caricatures grossières ne sont pas sans un fond de vérité. Certains personnages vous rappelleront même des connaissances, des amis, des membres de votre famille ou des célébrités. Ne vous en offusquez pas: au grand jeu de la bêtise, mère nature s’est montrée prodigue, n’épargnant pas plus les pauvres que les riches, et moins encore les jeunes que les vieux.

 

 

Le père

 

Nostalgique des soirées tropéziennes des années dorées avant l’apparition du SIDA, le boomer m’as-tu-vu a néanmoins su s’adapter avec brio aux années 2010. Plus de montre Gérald Genta au poignet et de chemise dorée à col pelle-à-tarte, le boomer s’est embourgeoisé pour ses vacances biarrotes. En Mini Cooper clubman, il s’avance fièrement vers son dix-huit trous du jour, savourant une confortable retraite gagnée grâce à une savante spéculation immobilière et la vente d’un très profitable cabinet de chirurgie dentaire en banlieue de Bordeaux.

 

Lire aussi : Famille Bolcho

 

Depuis les trois retraites de Nicolas Sarkozy, il a arrêté de voter, préférant jouir du « présent » sans penser à l’avenir. Au programme : dîners entre amis dans les plus glorieux triples étoilés français, soirées au Rotary Club ou sorties en Zodiac. Il a « réussi » et vous emmerde cordialement.

 

Lire aussi : Dans la mâchoire du piège à con : Nous entre les boomers et les millenials

 

Le fils

 

Rebelle, le millenial m’as-tu-vu a décidé de ne pas suivre les traces illustres de son papa et de son papy. Pour lui, la fac de droit n’était pas en option. Hors de question de finir avocat smicard la galère ! Le millenial m’as-tu-vu préparera donc une école de commerce pour « lancer sa startup ». Peu importe l’objet de la société, l’essentiel est ailleurs : être un winner. La bourgeoisie de province ça va cinq minutes, mieux vaut rejoindre l’élite mondialisée qui vit à Shanghaï et passe ses vacances en Floride. S’il affecte une certaine conscience sociale en public, il n’aspire qu’à quitter la France, ses impôts et ses boîtes de nuit pour ploucs où on « déteste les gens qui travaillent ». Va donc pour une « app » de livraison de canards en plastique à domicile et une start-up spécialisée dans la confection de « books » pour apprentis mannequins Instagram. Il va « réussir » et vous emmerde cordialement.

 

 

Texte Gabriel Robin

Dessin Romée de Saint-Céran

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