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[Cinéma] Memory : Festen en bien mieux

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Publié le

30 mai 2024

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La rencontre entre une aide-soignante victime d’abus et un homme riche atteint de démence précoce ne semble générer que des déplacements et des discussions plutôt neutres.
© DR

L’auteurisme est d’abord une obsession. Dans son plus beau film, Sundown (2021), Michel Franco faisait entrer en collision un drame familial et une histoire d’amour sur fond de déclassement et de maladie. Memory reprend et redistribue tous ces éléments cette fois-ci à New York, notamment le retard dans la révélation de points-clés. La rencontre entre une aide-soignante victime d’abus et un homme riche atteint de démence précoce ne semble générer que des déplacements et des discussions plutôt neutres.

Lire aussi : L’Ombre du feu : retour en demi-teinte

Le squelette reste dans le placard jusqu’à une confrontation générale très marquante filmée en plan fixe où la position morale et physique de chacun évolue insensiblement ou violemment, telle la sœur de l’héroïne qui retombe presque en enfance (chez Franco, les rapports les plus forts se jouent toujours au sein de la fratrie). Si la passivité du personnage masculin en limite la force, l’absence bienvenue de sensationnalisme fait de Memory un contrepoison à l’horrible Festen de Tomas Vinterberg.

MEMORY (1h40), de MICHEL FRANCO, avec Jessica Chastain, Peter Sarsgaard, Merritt Wever, en salles le 29 mai.

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