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Gabrielle Cluzel – SOS Racines

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect
Gabrielle Cluzel dirige le site d’information Boulevard Voltaire. D’une méfiance instinctive pour le conceptuel trop abstrait, elle met sa plume au service de la France rurale et de province. Gabrielle Cluzel est dubitative. Sur un célèbre blog de la « réinformation », elle a lu un billet incroyable au sujet d’une comptine musulmane censément apprise aux élèves d’une école catholique sous contrat. Avant de publier un papier, la directrice de rédaction tient à rassembler des preuves. Bien lui en prend. C’était un canular particulièrement vicieux organisé par une militante de gauche pour décrédibiliser la droite et ses canaux d’information. Professionnaliser le site dont elle a la charge est l’objectif qu’elle s’est fixé : « Il y a une forte demande de traque de la fake news. Quand on voit le travail des sites comme checknews de Libé, c’est assez sain. Le problème est qu’ils traquent plus à droite qu’à gauche. » Alors comment faire, dans un site dont l’ADN est la contribution de chacun ? Par le travail de journalistes de terrain, comme Charlotte d’Ornellas d’abord puis Marc Eynaud, et par la demande incessante et rigoureuse de sources, de preuves, et se battre contre les acquis et les évidences. Un travail prenant qui nécessite une mobilisation sept jours sur sept mais qui semble porter ses fruits. Le cordon sanitaire qui était installé autour des médias dits « de droite » craque de toute part. Une réalité qui a permis à Gabrielle Cluzel de représenter Boulevard Voltaire et son lectorat dans l’émission de Roselyne Bachelot chez LCI, ou dans « Punchlines » sur CNews. Des invitations qu’elle honore pour porter la voix du pays réel. Même si c’est un travail de longue haleine, Gabrielle Cluzel le fait avec passion. Parce qu’elle connaît bien et se sent proche de la France populaire qui vient se renseigner sur son site. Un combat dans lequel elle utilise sa féminité, mais avec fair-play : « Les femmes ont une sensibilité qui peut être précieuse dans le débat, qui a toute sa place. Mais se mettre à pleurer à l’Assemblée nationale, c’est pas possible ». (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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