Quel est ce lourd poids qui rend maussade Dan, ouvrier du bâtiment ? Pourquoi Daisy, sa fille ado, est-elle si électrique et rebelle envers ses professeurs ? Par quelle magie, Sharon, mère au foyer, parvient à tenir la barre ? Après vingt minutes de fiction Sundance, on comprend vite tout ce qui nous attend. Qu’est-ce que tu vois, Doudou, dis donc ? Un fils mort et de la résilience maousse-costaude grâce au théâtre amateur – Roméo et Juliette, tant qu’à faire, puisque le chiard s’est ôté la vie par amour.
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L’art sauve et répare les vivants, au cas où on n’aurait pas deviné depuis le temps. Ghostlight de Kerry O’Sullivan et Alex Thompson a le goût d’une pastille Vichy et fera beaucoup de bien aux mémères des deux sexes. Sa plus grande curiosité est que la famille dépeinte est jouée par un couple d’acteurs et leur fille, Keith Kupferer dominant d’une bonne tête la distribution. Le Barde parvient malgré tout à rendre un peu de son jus cruel sous les couches lénifiantes de fausse sensibilité.
GHOSTLIGHT (1 h 55), de Kelly O’Sullivan et Alex Thompson, avec Keith Kupferer, Catherine Mallen Kupferer, Tara Mallen, en salles le 30 avril.





