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Holy shit

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11 octobre 2018

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« L’Église… Un effort sublime pour contenir et raisonner la folie chrétienne », disait Louis Pauwels. Doit-on attendre des hommes un effort sublime pour se contenir face à la folie corruptrice de certains qui disent la servir  ?

 

Deux évènements : alors qu’outre-Atlantique, une déferlante charriait des monceaux d’ordures directement vers Rome et qu’on commençait à peine à en sentir le fumet écœurant, le Pape François, rentrant d’Irlande, laissait échapper dans l’avion ces mots redoutables au sujet de l’homosexualité : « C’est une chose quand cela se manifeste dès l’enfance (…) il y a alors beaucoup de choses à faire par la psychiatrie. C’en est une autre quand elle se manifeste après 20 ans. » Il n’en fallait pas plus pour alimenter la grande pompe à ego de Twitter. Relayés, déformés, les propos du pape ont suscité, outre une désinformation hallucinante (Le Monde titrait « Le pape François recommande la psychiatrie pour les enfants aux orientations homosexuelles »), une crise lacrymale en tout point crocodilesque. Sur Twitter, un hashtag #NiPapeNiPsychiatre faisait un carton dans la communauté LGBT, des dizaines de militants homosexuels ont posté une photo d’eux enfants accompagnés de la mention NiPapeNiPsychiatre pour affirmer une normalité que personne ne leur dispute. L’occasion était trop belle pour digitaliser son petit ego fragile aux relents œdipiens. L’occasion était trop belle pour cracher à nouveau son dégoût de l’Église et de sa doctrine.

 

Personne ne nie que l’Église va mal

 

Une polémique qui est intervenue avec la délicatesse d’un arbre mort cachant une forêt vénéneuse. Pendant que les occidentaux s’empêtraient dans leurs ébats freudiens, de l’autre côté de l’Atlantique, l’ancien nonce à Washington, Carlos Viganò publiait le 26 août, une lettre dénonçant un réseau gay très influent au Vatican. Et réclamait, ni plus ni moins, la démission du Pape, un acte d’insoumission inédit. Dans ces onze pages incendiaires, il fait largement allusion à la gestion du cas McCarrick du nom d’un cardinal américain trousseur de séminaristes. À tel point que le penseur américain Rod Dreher l’avait qualifié « d’Harvey Weinstein en soutane ». Mais là le scandale prend moins. Ici, la meute se tait. L’image du cardinal batifolant avec des séminaristes ? Ce pourrait être le synopsis d’un film primé à Cannes, il s’en faudrait de peu pour qu’un biopic arc-en-ciel ne se tourne. Scandales, lobbies et pédophilie, l’Église ne va pas bien. C’est indéniable. Car chacune de ses faiblesses est un coup porté à son message, chacun de ces actes est une blessure supplémentaire à l’innocence dont elle devrait être le héraut. François, de plus en plus seul, est tiraillé entre ceux qui profitent de cette affaire pour en finir avec lui tandis que d’autres s’acharnent à recouvrir Mgr Viganò sous un torrent de boue, quitte à enterrer la vérité avec. Tandis qu’une poignée s’acharne à poser la seule question qui vaille, au-delà de l’image du Saint Père, audelà des intentions que l’on prête à Mgr Viganò : ces faits sont-ils véridiques ? Une fois la réponse à cette question donnée, alors chacun pourra réagir.

 

François, de plus en plus seul, est tiraillé entre ceux qui profitent de cette affaire pour en finir avec lui tandis que d’autres s’acharnent à recouvrir Mgr Viganò sous un torrent de boue

Pour conclure positivement, ce dimanche 9 septembre, l’auteur a assisté à l’ordination diaconale en vue du sacerdoce de quatre jeunes séminaristes. Quatre jeunes conscients de ce qu’est l’Église. Quatre jeunes évoluant dans une société qui s’éloigne du sacré à force de rechercher ailleurs une transcendance qui ne peut venir que du Ciel. Quatre jeunes qui, à l’heure de l’hyper-sexualisation, se sont réfugiés dans l’Amour. Quatre jeunes qui ont évolué dans une société qui ne croit plus au mariage mais qui cherche à les marier à tout prix et qui ont fait vœu de célibat pour se consacrer à l’Autre. L’occasion de mettre la lumière sur les milliers d’entre eux qui restent dans l’ombre pendant que celui par qui vient le scandale prend à lui toute la lumière glauque des projecteurs. Car le don ne fait pas vendre.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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