Skip to content

« Ichi the Killer » : déviante reprise

Par

Publié le

5 février 2025

Partage

« Connu pour ses idées visuelles foutraques et ses excès, il signe avec Ichi The Killer un parfait résumé de ses obsessions et une prise de température radicale du Japon du début du XXIe siècle. » Notre critique du film « Ichi The Killer » de Takashi Miike.
© Ichi The Killer

Le cinéma nippon est mourant et Takashi Miike a été l’un de ses brillants fossoyeurs. Réalisateur stakhanoviste formé à l’école du v-cinéma (des téléfilms vendus pour le marché vidéo et qui ne lésinent pas sur le côté racoleur) a connu une période de gloire au début des années 2000 avant de s’effacer devant une industrie de plus en plus pusillanime.

Lire aussi : « Better Man » : ignoble et pubard

Connu pour ses idées visuelles foutraques et ses excès, il signe avec Ichi The Killer un parfait résumé de ses obsessions et une prise de température radicale du Japon du début du XXIe siècle, marqué par l’ultraviolence et un individualisme pathologique. À ce titre c’est le film de tous les superlatifs, avec son anti-héros qui cumule toutes les tares : pervers, sadique et masochiste, et autour duquel s’agitent les forces antagonistes d’un énième conflit de yakuzas dont on ne comprendra pas grand-chose. Il faut bien dire qu’on s’en fout tant le génie déviant de Miike est ailleurs, dans son jusqu’au-boutisme. Ruez-vous sur cette ressortie – à condition d’avoir le cœur bien accroché.


ICHI THE KILLER (2 h 19), de Takashi Miike, avec Tadanobu Asano, Shin’ya Tsukamoto, Nao ?mori, en salles le 5 février.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest