Il existe deux pratiques d’IVG. La plus courante aujourd’hui est l’IVG dite médicamenteuse qui peut se pratiquer à domicile jusqu’à 7 semaines de grossesse. Deux comprimés sont nécessaires. Le premier, la Mifegyne, un antiprogestatif, arrête la grossesse et permet de décoller l’embryon qui meurt d’anoxie, puis favorise l’ouverture et le ramollissement du col de l’utérus. Le second, la Prostaglandine, avalée 36 à 48 heures plus tard, donne des contractions utérines et provoque une fausse couche.
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La seconde méthode est chirurgicale et se pratique de la septième à la douzième semaine de grossesse. L’intervention nécessite une anesthésie locale ou générale et dure une dizaine de minutes. On dilate le col de l’utérus et on insère une canule d’aspiration. Le fœtus est broyé par l’aspiration. Ensuite on procède au curetage de la paroi utérine en aspirant, avec le risque d’abîmer voire de percer la paroi utérine. Une IVG au-delà de 12 semaines nécessiterait de broyer le crâne du fœtus à l’aide d’une pince, de le démembrer et de l’évacuer morceaux par morceaux. Selon une étude récente, publiée dans le Journal of Medical Ethics, le fœtus pourrait ressentir la douleur dès la treizième semaine de grossesse.





