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Jared & Ivanka : le couple qui a retourné Donald Trump

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Publié le

2 novembre 2017

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Trump

Bien malin qui parviendra à définir la politique étrangère du président américain. Elle va, elle vient, selon la valse des conseillers. L’un d’eux semble aujourd’hui tenir la corde, pourtant : le gendre du chef d’État.

 

Dans la famille Trump, Donald a choisi la fille, Ivanka. Ses frères, Donald Jr. ou Eric, n’ont pas comme elle l’oreille du président. Le milliardaire a l’habitude de travailler en famille depuis qu’il est arrivé dans la boîte immobilière du paternel dans les années 70. Faire une place à sa fille chérie, entrepreneur de 35 ans, ancien mannequin de surcroît, allait de soi. Accusé de machisme et d’antisémitisme après un tweet contre Hillary Clinton, le candidat républicain à la Maison-Blanche a pu compter sur le soutien de son gendre, Jared Kushner, nommé en janvier haut conseiller (« senior advisor ») à la Maison-Blanche.

 

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Mais qui est Kuschner ? En 2004, Charles Kushner, le père de Jared et futur beau-père d’Ivanka, est condamné à deux ans de prison pour évasion fiscale, subornation de témoins et financement illégal de campagne d’un candidat démocrate. Il est incarcéré dans la prison fédérale de Montgomery en Alabama avec interdiction d’exercer autour de New-York. À 25 ans, Jared prend les rênes du groupe et jure de venger son père. Il s’illustre par des acquisitions audacieuses comme celle du 666 de la 5ème avenue pour 1,8 milliard de dollar. Un pari risqué qui le met aujourd’hui à la merci de créditeurs potentiellement intéressés. Physique de jeune premier, diplômé de Harvard (contre un « don » de 2,5 millions de dollars) et juif orthodoxe, Jared Kushner est en apparence l’opposé de son beau-père. S’il est distant avec les médias, son profil de gendre idéal rassure les élites américaines. Il est proche de Rupert Murdoch et de Mark Zuckerberg. Des connexions qu’il a mises au service de la campagne présidentielle.

C’est Kushner qui a organisé la visite surprise du candidat Trump au Mexique dans le but d’adoucir son image et de le crédibiliser à l’international.

C’est au cours de cette dernière qu’il gagne la confiance « du Donald ». Il s’est notamment distingué lors de la délicate intervention du candidat républicain devant l’AIPAC, le lobby israélien à Washington. Sous la filiale pression de Kushner, Trump aurait pour la première fois accepté de lire son discours avec un prompteur. Bien lui en a pris, l’électorat juif américain est sorti soulagé par sa vigoureuse défense d’Israël. Jared Kushner aurait aussi poussé son beau-père à prendre le conservateur évangélique Mike Pence pour colistier. C’est lui aussi qui a organisé la visite surprise du candidat au Mexique dans le but d’adoucir son image et de le crédibiliser à l’international.

Mais, revers de la médaille, la vision des relations internationales de Donald Trump a perdu de son originalité. Tout d’abord très inspiré par Steve Bannon et sa conception pessimiste du monde, Donald Trump n’a cessé de dénoncer la « faiblesse » de son prédécesseur sur les dossiers ukrainien, iranien et syrien. Un discours plus interventionniste et plus conforme au parti républicain est apparu. Jared Kushner, après avoir discrètement assumé les fonctions de directeur non-officiel de la campagne, a pris la main sur l’agenda du président devenant son véritable conseiller spécial.

 

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Pour Henry Kissinger, « il est le conseiller le plus influent de la Maison-Blanche », tandis que Steve Bannon et Mickael Flynn ont pris la porte. Les chefs d’État qui veulent rencontrer Trump passent par lui : Xi Xinping, Mohamed Ben Salmane, Shinzo Abe l’ont sollicité. De sorte que la première visite à l’étranger du président a été réservée à la monarchie salafiste de Riyad, avant Jérusalem et le Vatican. Un retournement spectaculaire dans la mesure où Donald Trump était censé se préoccuper de la poussée islamiste, et qu’il réchauffe aujourd’hui la menace des « États-voyoux » chère à G.W. Bush

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