Skip to content

Julien Sanchez : « L’État commet un acte grave en s’attaquant à nos crèches »

Lundi 18 janvier, la cour d'appel de Marseille a condamné la mairie de Beaucaire pour avoir exposé sa crèche de Noël dans ses locaux. Si elle n'est pas retirée, la mairie devra payer 5000 € par jour à compter de cette semaine. Le maire Julien Sanchez, scandalisé, refuse de céder aux pressions en attaquant l'Etat pour « discrimination politique ». Entretien.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© Mairie de Beaucaire

La Cour administrative d'appel de Marseille a condamné votre ville à une astreinte de 5 000 € par jour jusqu'au démontage de la crèche. Comment avez-vous réagi à cette condamnation ?

Je suis scandalisé. Et pourquoi pas un million d’euros ? Pour une commune de 16 000 habitants, 5000 € par jour, c’est surréaliste. Cette condamnation et ce montant ont choqué beaucoup de gens. En effet, une crèche provençale en Provence, cela ne fait de mal à personne. Cela rentre dans le cadre de la loi : le Conseil d’État a décidé que les expositions culturelles, artistiques et festives sont autorisées dans les mairies. Nous estimons que cette crèche est légale et bien à sa place.

Je ne comprends pas ce qu’il se passe. D’habitude, ce sont les libres-penseurs, la ligue des droits de l’Homme et là c’est carrément l’État qui nous a poursuivi. Quelques jours avant Noël, le préfet du Gard demandait la désinstallation. Le motif de cette condamnation est qu’il y a une scène de la nativité à l’intérieur de cette crèche. Sur une centaine de santons présents, ils sont gênés que se trouve Jésus, Marie, Joseph et les rois mages. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest