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Justice pour Laurie et Clarissa !

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Publié le

5 avril 2018

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Justice pour Laurie et Clarissa © Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

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Deux générations de jeunes Français et de jeunes issus de l’immigration vivant sur le territoire national ont été éduquées dans un climat de haine de la police. Il était de bon ton bobo de ne pas aimer « les flics ». Faut-il alors s’étonner que « tuer du flic » apparaisse aujourd’hui normal en certains milieux ?

 

Laurie, assassinée comme en passant par un terroriste islamiste de banlieue, Coulibaly, en janvier 2015. À Montrouge. Clarissa, tabassée comme en passant le 31 décembre 2017, à Champigny-sur-Marne, par des individus médiatiquement appelés « jeunes des banlieues ». Deux exemples récents parmi tant d’autres de la réalité de la violence contre la police en France. Une violence qui irrigue le quotidien.

 

Un gendarme mobile nous livre ce témoignage : « Le soir du réveillon [31 janvier 2017], j’étais de service à Strasbourg, près du centre. Les ordres étaient de ne pas bouger, de ne pas “provoquer”, pendant que des gars, pour la plupart mineurs, mettaient le feu aux poubelles, à des voitures, insultaient les passants, nous criaient “nique la police” et balançaient des projectiles. Mais l’ordre c’est: pas bouger. Comme si le danger, c’était nous. On ne comprend plus pourquoi on les laisse faire, pourquoi on nous ordonne de ne pas tenir notre rôle, qui est le maintien de l’ordre. » Assurer la sécurité, maintenir l’ordre, imposer l’autorité de l’État républicain : la police sert à cela et l’immense majorité des Français réclame qu’elle joue son rôle.

 

Lire aussi : Xavier Lemoine : « Tant que la question culturelle ne sera pas réglée, l’argent public donné aux banlieues ne sera pas pleinement utile ».

 

La presse régionale se fait chaque jour l’écho des violences et des incivilités dont sont victimes les policiers, entre insultes, crachats et coups – ainsi à Cognac, fin janvier. Les policiers sont aujourd’hui des cibles, autant en province que dans les « territoires perdus de la République » (on se demande bien pourquoi ils sont « perdus ») ou lors de manifestations. Difficile de ne pas avoir en mémoire la tentative d’assassinat perpétrée contre des policiers coincés dans leur véhicule de service par un groupe dit « antifasciste » mené par Antonin Bernanos.

 

Lire aussi : Bruno Beschizza, symbole du clientélisme dans les banlieues

 

L’incendie, et la violence meurtrière alors apparue sur les écrans, donnent une idée de la haine de la police qui imprègne des pans entiers de la société française. Il est à ce titre révélateur que Médiapart publie le 8 février 2018 un entretien avec Antonin Bernanos au sujet des conditions de vie dans les prisons. Sans doute Médiapart envisage-t-il de donner à lire par ailleurs un entretien avec les policiers victimes de la violence « antifasciste » de cet individu ?

 

La violence anti policiers gangrène la société française

 

Le problème n’est pas la violence policière. Le problème, ce sont les violences contre la police. La prétendue « affaire Théo », survenue le 2 février 2017, et dont c’est « l’anniversaire », illustre cette réalité. Une partie des habitants du territoire national se sent à ce point soutenue par l’ambiance politico-médiatique au pouvoir depuis quarante ans que s’en prendre violemment à la police est devenu un acte « normal », presqu’un rituel d’entrée dans l’âge « adulte » des trafics en tout genre. Cette « affaire » montre qu’un simple contrôle policier devient impossible dans ces quartiers sans que les forces de l’ordre ne soient agressées et obligées de se défendre contre des groupes de « jeunes », dont on se demande pourquoi ils ne sont pas au collège, au lycée ou au CFA.

Une partie des habitants du territoire national se sent à ce point soutenue par l’ambiance politico-médiatique au pouvoir depuis quarante ans que s’en prendre violemment à la police est devenu un acte « normal ».

Voilà donc qu’un « jeune » traînant sur une dalle où se pratiquent habituellement diverses formes de commerces illicites résiste à un contrôle, refuse d’être interpellé, y est forcé par un policier dans un contexte de forte tension, sous la pression d’autres « jeunes », qu’il est blessé et que le policier est accusé de viol. Un « jeune » poursuivi ainsi que sa famille pour escroquerie contre l’État, un détournement de fonds publics de plusieurs centaines de milliers d’euros dans le cadre de la politique en faveur des banlieues, mais soutenu par la plus haute autorité de ce même État, en l’occurrence le président de la République d’alors, François Hollande. L’autorité dont la fonction première est pourtant de soutenir la police et non d’en propager la détestation. Ainsi, la France pue la haine de la police, par endroits.

 

Pour la défense de notre police !

 

La haine de la police, en France, est devenue une sorte de religion. Un des nombreux résidus de mai 68. Un effet de l’imbécile « CRS = SS », alors graffité sur les murs de Paris et depuis reproduit dans tous les ouvrages iconographiques présentant au lectorat « œuvres » de Mai et autres affiches, y compris dans les manuels scolaires – ce qui est révélateur. Bien sûr, tout n’est pas à jeter dans le bouillonnement graphique d’alors, certaines affiches comme celles montrant combien les médias officiels peuvent bâillonner un peuple conservent une certaine acuité. Mais les diatribes anti-policières et la diffusion d’un climat anti-flics dans tous les lieux éducatifs depuis 1968, en particulier à la fin du XXe siècle, confinent à l’absurdité. Tout défenseur des valeurs dites « républicaines et humanistes » devrait comme par nature défendre et non détester la police, et même sa police.

 

Lire aussi : Les banlieues ont été désertées par les Juifs

 

Pourquoi ? Cette police qui est sa police, notre police, est en tant que telle l’un des principaux socles de ladite République, et ainsi de ce fameux « vivre ensemble » dont on nous serine l’air douillet depuis Mitterrand, Attali et Jack Lang. La police en tant que socle de la République est d’ailleurs inscrite dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, texte que personne ne devrait ignorer a priori, mais sait-on jamais en une époque qui voit certains députés être élus au son de « nique la France », l’accuser de « racisme d’État » ou autre débilité de tendance post-coloniale non genrée. La sécurité est l’un des principaux droits de l’homme, et la Déclaration de 1789 requiert la contribution des citoyens en vue de l’entretien de forces publiques dédiées à cette sécurité.

La police en tant que socle de la République est inscrite dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.

La police devrait être mise en avant, soutenue, ses blessés devraient automatiquement recevoir la visite des politiques, télévisions à l’appui, ce qui enverrait un message clair aux petites frappes qui insultent, caillassent, agressent des représentants des forces de l’ordre partout sur le territoire. Et rendrait justice au policier lambda autant qu’à Laurie et Clarissa. Du bon sens, simplement.

 

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