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La crise du Covid 19 vue des pompes funèbres

Les pompes funèbres sont un maillon essentiel de la crise du Covid, et de la vie de la cité en général. Mais au milieu de la pagaille qui règne depuis un an, ces professionnels ont été totalement oubliés par les services de l'État, livrés à leurs difficultés et leurs questions sans grande aide. Gaëtan Faure a travaillé dans les pompes funèbres à Nnates au cours de la crise. Son témoignage d'agent funéraire permet de voir depuis le terrain à quel point le gouvernement a fait preuve d'impéritie.

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© Cimetière de Biarritz - DR

La profession des pompes funèbres était-elle préparée à l’affrontement d’une telle crise, en termes de formation et de matériel ?

Nous étions un peu comme tout le monde, c’est-à-dire nous avions du matériel de protection pour le service courant, mais pas de masques et de combinaisons en quantité. Comme nous faisons de la manipulation de corps, nous avions des gants, mais le masque n’est pas systématiquement utilisé (cela dépend des entreprises). Faute de stock, nous nous sommes retrouvés bloqués comme tous les professionnels de santé lorsque le Covid 19 est arrivé : il nous était impossible de nous procurer des masques ou autres matériels de protection individuelle.

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans la communication avec les pouvoirs publics ?

La communication des pouvoirs publics était plutôt incohérente. Dans un premier temps, mon entreprise dépendait de la préfecture de Loire-Atlantique, laquelle nous a demandé de lui faire connaître les stocks de cercueils et de housses mortuaires. Il n’était question que de cela. Nous les avons questionnés au niveau des masques, ils n’en avaient pas. C’était le même discours pour tout le monde : « le masque ne sert à rien ». Nous avons suivi la même courbe que les professionnels de santé : le sujet des masques est devenu important quand nous avons commencé à en avoir. Mais les pouvoirs publics n’ont pas pris en compte le fait que les professionnels du funéraires pourraient être en contact avec les défunts qui auraient pu avoir le Covid. Il y a certains actes habituellement autorisés qui ont été interdits. Nous avons quelques indications mais rien de particulier sur les équipements de protection. Manifestement n’étions pas du tout prioritaires.

C’était le même discours pour tout le monde : « le masque ne sert à rien ». Nous avons suivi la même courbe que les professionnels de santé : le sujet des masques est devenu important quand nous avons commencé à en avoir. Mais les pouvoirs publics n’ont pas pris en compte le fait que les professionnels du funéraires pourraient être en contact avec les défunts qui auraient pu avoir le Covid

Quelles différences avez-vous constaté dans le traitement des corps, et celui des familles ? Comme par exemple au niveau des visites ?

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