Adaptation transparente de l’affaire Banier-Bettencourt, La Femme la plus riche du monde est un divertissement roboratif qui évite le piège du jeu de massacre en conservant aux personnages une part de mystère ou de drôlerie. Si la mise en scène de Thierry Klifa est plutôt utilitaire, sa direction d’acteurs fait merveille.
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Délaissant enfin ses tics, Huppert surprend dans un numéro à la Deneuve (ses gloussements caractéristiques se limitent à deux). Lafitte s’amuse peut-être un peu trop, mais d’autres prestations, plus discrètes et intenses, offrent un parfait contrepoint (Personnaz, Marcon ; le film baisse d’ailleurs quand celui-ci en sort). Le plaisir des dialogues est constant. N’en citons qu’un : « Il n’est pas doué en affaires. S’il achetait un cimetière, les gens s’arrêteraient de mourir. »
LA FEMME LA PLUS RICHE DU MONDE (2h03), de Thierry Klifa, avec Isabelle Huppert, Marina Foïs, Laurent Lafitte,
en salles le 29 octobre.





