Skip to content

La véritable peste brune

Par

Publié le

17 octobre 2018

Partage

DR

[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1539765803985{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]

Elle ne peuple pas les alcôves de quelque obscur mouvement d’extrême-droite, elle n’est pas née non plus dans un fantasme de Laurent Joffrin. Elle ne ressuscite pas non plus du XIVe siècle, on la qualifie de moyenâgeuse mais l’époque n’a rien à voir avec son retour implacable. Le choléra est de retour, la rougeole également.

 

Autant de mots effrayants regroupant tout un lot de pathologies létales aux effets répulsifs. Choléra en Algérie, rougeole et gale en France, scorbut aux États-Unis. Des maladies que l’on pensait éradiquées mais qui refont surface, traversant frontières et nations avec une facilité et une rapidité déconcertantes. À l’image du frelon asiatique, elle ne passe pas par la douane sauf lorsqu’elle s’accroche à quelque clandestin. Elle profite pleinement, elle, de la mondialisation. « Oran est une ville sans soupçons, c’est-à-dire une ville tout à fait moderne », disait Camus dans La Peste. Pourtant, en Algérie, près de 56 cas de choléra observés.

À l’échelle du continent, on ne peut certes pas parler de pandémie. Et attraper la tuberculose ne vous tuera pas. Mais cela vous handicapera pour dix ans.

D’après le ministère local de la Santé, le bacille coupable baguenauderait dans un cours d’eau. Plus récemment, un vol Oran-Perpignan a dû être détourné après des soupçons sur un nourrisson possiblement atteint du choléra. Quant à la gale, elle galope. Environ 340 cas pour 100 000 habitants en 2013, et l’on notait déjà une augmentation de 10 % par rapport à 2002. Aujourd’hui elle se multiplie : « Je demande quand même à mes patients atteints de cette maladie s’ils ont eu des rapports intimes avec des personnes d’origine africaine », confie un généraliste de l’est parisien.

Point besoin de chercher par là, le métro suffit. Faut-il tout de même faire un lien entre l’arrivée massive de migrants et le retour de ces maladies prétendument éradiquées ? En ce qui concerne l’explosion des cas de rougeole et de polio, un défaut de vaccination paraît le plus probable. Mais le scorbut est bel et bien une maladie qui frappe quasiment exclusivement dans les zones défavorisées et les camps illégaux de clandestins, comme à Calais. Due à une carence majeure en vitamine C et plus généralement à l’absence de consommation de fruits et légumes frais, cette maladie était le fléau des marins du XVIIIe siècle. Son retour signifie un abaissement drastique des conditions d’hygiène élémentaire.

À l’échelle du continent, on ne peut certes pas parler de pandémie. Et attraper la tuberculose ne vous tuera pas. Mais cela vous handicapera pour dix ans. Le choléra comme la lecture du dernier Angot vous fera vomir vos tripes et vous liquéfiera sur place, la gale vous bouffera la peau et la rougeole manquera de vous abattre. C’est un peu cher payé pour une jungle à Calais.

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest