Alors que les militants et sympathisants de l’Action française fêtaient, samedi 18 juin, la fête de la Saint-Jean pas très loin de Maubeuge, région historique du nord de la France, un groupe d’antifas est venu perturber leur sommeil. « On était dans un cadre très local, très enraciné » nous raconte François Ryckewaert, militant de l’AF présent dimanche.
Il est quatre heures du matin : tout le monde dort, mais une militante entend des pas et des cris. Elle pense d’abord qu’il s’agit d’une blague de l’Action française Lille, mais des cris retentissent : « Les fachos vous dormez, les nazis vous sortez ? ». Pas de réponse. « Puis ils ont commencé à nous mettre des coups dans les tentes » affirme la militante. Elle décide alors de sortir de sa tente avec sa gazeuse et a commencé à se battre avec deux antifas visiblement très fiers de leur enthousiasme. Ils n’ont en effet pas caché leur enthousiasme puisqu’ils hurlaient « antifas ! » et « jeune garde Lille ! », nous indique François. Un mal pour un bien : nous savons désormais qui ils sont.
« Tu es féministe et tu tapes des femmes ! » lui répond à plusieurs reprises la militante attaquée. Pas de réponse particulière. Sont-ils aussi féministes qu’ils le prétendent ? Les antifascistes ne semblent en tout cas pas faire de discrimination entre les sexes : ils attaquent tout le monde, tout âge et sexe compris.
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Les antifas, éternels impunis
Selon les différentes sources, les agresseurs étaient une quinzaine d’hommes cagoulés et habillés en noir. Ils étaient clairement en avantage numérique face à leurs victimes. Ils disposaient non seulement de matraques et de diffuseurs de gaz lacrymogène, mais également de cutters et de couteaux, comme s’ils étaient prêts à la guerre. Les militants d’AF, qui ne s’attendaient évidemment pas à une telle attaque, n’étaient pas préparés. Un des campeurs a été attrapé par les antifas qui lui ont lacéré les bras. Il s’en sort avec un crâne ouvert et des points de suture, une côte en mauvais état, une moitié de visage enflé, une oreille abîmée, alors que ses affaires ont été volées. « Il m’a dit qu’il pensait qu’il allait mourir » nous précise la jeune militante. Ayant reçu un coup de matraque télescopique, elle s’en sort avec des points de suture sur le crâne, une grosse bosse, le bras droit en écharpe, un coude blessé et quelques bleus. Le bilan total est très lourd : 4 blessés dont 2 gravement blessés.
Quelles conséquences juridiques pour les agresseurs ? L’espoir d’une condamnation est malheureusement proche de zéro. Comme nous indique une militante blessée, « cela s’inscrit à la suite de très nombreuses agressions subies par l’AF de la part de l’extrême gauche et qui ne donnent lieu pas à aucune condamnation. On dépose plainte seulement pour la forme ». François n’est pas plus optimiste : « Nous ne sommes pas très optimistes sur les conséquences pour les agresseurs. L’extrême-gauche est protégée ».
L’AF continue de marcher droit
« Nous avons toujours considéré que le militantisme n’était pas seulement un jeu d’intellectuels ou un jeu de brutes dans la rue. Le militantisme se joue sur tous les terrains, parce que l’intérêt national se défend partout »
Francis Venciton
Cependant, l’Action française reste très digne et ne cède pas aux sirènes du pessimisme : « Nous avons toujours considéré que le militantisme n’était pas seulement un jeu d’intellectuels ou un jeu de brutes dans la rue. Le militantisme se joue sur tous les terrains, parce que l’intérêt national se défend partout » nous explique le secrétaire général Francis Venciton.
Touchée dans sa chair, la fédération du nord continuera un combat lourd de sens. « Notre fédération du nord fait partie des fédérations qui sont très dynamiques. Ce sont des sections qui se sont beaucoup intéressées aux identités régionales. Ce ne sont pas simplement des territoires sinistrés comme ont tendance à le dire un peu rapidement les Parisiens. Ces territoires ont une dignité et une histoire ». Et pour lui de conclure : « Les mouvements sont beaucoup plus grands par les idées qu’ils défendent, que les simples militants. L’AF est un mouvement pour lequel les gens sont prêts à mourir ». C’est que leur force est d’avoir raison.





