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Boomers et millenials. Deux générations qui structurent profondément la société française, plus généralement occidentale. Sont-ils tous identiques? Point du tout. Il existe autant de versions des boomers et des millenials que de catégories sociologiques et communautaires. Nous en avons retenu sept et… une surprise, dans une liste tout sauf exhaustive.
Bien entendu, ces caricatures grossières ne sont pas sans un fond de vérité. Certains personnages vous rappelleront même des connaissances, des amis, des membres de votre famille ou des célébrités. Ne vous en offusquez pas: au grand jeu de la bêtise, mère nature s’est montrée prodigue, n’épargnant pas plus les pauvres que les riches, et moins encore les jeunes que les vieux.
Le Joker
Chaque jeu a son joker. Carte perturbatrice qui ne suit pas les règles assignées aux autres. Dans les grands conflits générationnels et sociologiques qui se jouent en France, le joker millenial n’est autre que l’immigré extra-européen de deuxième ou de troisième génération non assimilé, au comportement et au mode de vie de « racaille ». Jurant sur « le Coran de La Mecque » plutôt que sur les saints, ce millenial a une influence considérable sur les autres millenials. Sur Twitter, on le reconnaît à sa photo de profil, présentant généralement un personnage d’antihéros de manga comme Vegeta de Dragon Ball Z ou Ikki du Phénix des Chevaliers du Zodiaque. Aussi moraliste qu’amoral, le millenial « racaille » n’a pas été élevé par un boomer à proprement parler, ce qui le distingue des autres millenials. Il a, en revanche, reçu l’éducation générale de la société boomer. Le résultat obtenu par l’hybridation entre un schéma familial traditionnel et un paysage médiatico-politique progressiste à la française, où le laxisme et la culture de l’excuse sont les règles d’or depuis au moins trois décennies, donne un véritable Golem incontrôlable.
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Admiratif des rappeurs et des gangsters de cinéma, le millenial racaille aime flamber et ne craint personne. Paradoxe, il est « en même temps » ultra-réactionnaire. Pour le reste de la société, c’est un boulet, un poison du quotidien ; qu’on le croise au cinéma, dans le métro ou de nuit dans les bars, le millenial racaille ne cesse de jouer les fauteurs de troubles. Au mieux, il est un petit trafiquant de drogue. Au pire, il rejoint l’islamo-banditisme, allant jusqu’à commettre des attentats aveugles contre des innocents en pleine rue ou rejoignant la Syrie en imaginant recréer le Califat des origines. Son langage – sorte d’infra-français convoquant l’argot et l’arabe commun des pays du Maghreb – le distingue immédiatement aux yeux des autres, de même que son look ou ses goûts musicaux (PNL, Sofiane). Toujours plus merdeux et violent année après année, le millenial racaille n’a que faire des injonctions de la classe politique : il suit ses propres règles, tel le joker.
Texte Gabriel Robin
Dessin Romée de Saint-Céran
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