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Législatives : à la Reconquête de Lyon

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Publié le

10 juin 2022

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Quoique gangrénée par l’insécurité, Lyon vote à gauche. Pour résoudre cette drôle d’équation, les candidats Reconquête ont décidé d’aller à la rencontre de la population pour vanter les mérites de leur programme.
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« Tous les jours à Lyon, il y a des soucis ». C’est ce qu’il est désormais courant d’entendre dans cette ville où l’insécurité gagne même le centre-ville, l’apothéose étant le désormais tristement célèbre quartier de la Guillotière, terre d’élection de tous les trafiquants et proxénètes. Dans cette ville où on assiste à des situations aberrantes telle que madame le maire du 7è qui n’ose plus traverser la place Gabriel Péri pourtant située dans son propre arrondissement, on pouvait penser que le discours sécuritaire d’Éric Zemmour trouverait de l’écho.

Pour Reconquête, l’enjeu est particulièrement important : il s’agit d’apporter une nouvelle offre politique dans cette zone où l’on trouve tout de même le « Molenbeek français »

Pourtant, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon s’y taillent la part du lion avec respectivement 31,83% et 31,06% au premier tour de l’élection présidentielle. Éric Zemmour n’y obtient que 7,65%, à peine plus que sa moyenne nationale. Quant à Marine Le Pen, elle est à 8,99% ! Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le discours sécuritaire n’a que peu de prise sur les scrutins lyonnais comme en témoignent aussi les résultats des dernières élections législatives : en 2017, aucun candidat RN n’était qualifié pour le second tour dans les circonscriptions de la ville.

Cela n’empêche pas les candidats et militants RN et Reconquête de se mobiliser pour le scrutin de dimanche. Pour Reconquête, l’enjeu est particulièrement important : il s’agit d’apporter une nouvelle offre politique dans cette zone où l’on trouve tout de même le « Molenbeek français ». Difficile dans cette terre où rivalisent d’influence l’extrême centre (n’oublions pas que c’est la ville de Gérard Collomb) et l’extrême gauche (particulièrement virulente dans les universités, notamment l’Université Lumière Lyon 2) : la woke attitude y imprègne les mentalités. Et pour des cerveaux bien conditionnés par leurs universités ainsi que les médias et les réseaux sociaux, le simple nom de Zemmour sert de repoussoir.

Lire aussi : François-Marie Didier (LR) : « Une droite qui renoue avec les classes populaires »

Les militants Reconquête l’ont bien compris et ont entrepris de faire un travail de rencontre avec la population afin de bien présenter Reconquête et de briser le matraquage médiatique sur l’ancien candidat à la présidentielle. Et de rencontre en rencontre, un constat se dresse : l’insécurité est l’une des préoccupations majeures des Lyonnais, peut-être même la première de leurs préoccupations ! C’est en tout cas ce que constate Sixtine Bonfils, candidate Reconquête dans la première circonscription du Rhône : « Très généralement, les personnes qui acceptent d’engager une conversation mettent tout de suite ce sujet sur le tapis ».

La jeune candidate rapporte même cette anecdote pour le moins surprenante. Un jeune, ayant voté Valérie Pécresse et Emmanuel Macron aux premier et second tours de l’élection présidentielle, et disant ressentir un « blocage » au sujet de la personne d’Éric Zemmour à cause de sa position sur la guerre en Ukraine et de sa « misogynie », demandait aux militants Reconquête de l’aide pour réfléchir et même pour se convaincre tant il estimait « les agressions, crimes et autres formes d’insécurité à Lyon insupportables ». Certaines réalités finissent par se voir.

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