Jean-Louis réalise en rentrant chez lui que son cœur s’est arrêté. Plus un seul battement dans sa poitrine, aucun pouls, rien. Pourtant, il est conscient, il parle, se déplace. Est-il encore vivant ? Est-il déjà mort ? Ni son ami vétérinaire Michel, ni sa femme Valérie ne trouvent d’explication à cet étrange phénomène. Pour son premier passage derrière la caméra, Laurent Lafitte livre un film à son image : faussement lisse et cruellement drôle par instants.
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Cru, barré, méchant, L’Origine du monde surprend par son ton éloigné des comédies standardisées où la bienveillance prime si souvent sur la drôlerie. Ici on moque les thérapies bobos, le gentil naïf est maltraité et le couple n’hésite pas à user des pires saloperies pour arriver à ses fins. Côté mise en scène, Lafitte possède le sens du rythme et des cadres mais peine à éviter totalement le piège du théâtre filmé (le film est tiré d’une pièce de théâtre) et le dernier tiers se révèle bien plus sage et convenu que ce qu’il annonçait au début. Dommage.
L’Origine du monde (1h30) de Laurent Lafitte, avec Laurent Lafitte, Karin Viard, Vincent Macaigne, en salle le 15 septembre





