Quels reproches adressez-vous au site onsexprime.fr ?
Il y a un certain nombre de problèmes très graves. Le premier d’entre eux est toute une partie consacrée au genre, dans laquelle les jeunes sont informés qu’ils peuvent changer d’identité sexuelle par des traitements hormonaux et de la chirurgie. Ce site officiel part donc du principe selon lequel on pourrait « être né dans le mauvais corps » et changer de sexe. C’est totalement idéologique, c’est une vue de l’esprit totalement erronée. Ensuite, il est totalement irresponsable d’évoquer sur un ton aussi anodin des actes irréversibles, de véritables mutilations comme le sont les opérations chirurgicales et les traitements hormonaux pour changer de sexe. C’est d’autant plus scandaleux que ce site émane du ministère de la Santé et de Santé publique France.
Le deuxième point est que sur onsexprime.fr, la sexualité est traitée sous un angle purement clinique, froid, d’une manière crue et très détaillée. C’est totalement malvenu pour un site qui s’adresse à des jeunes à partir de 11 ans, encore dans l’enfance. Comme toujours, au motif de répondre à leur questions, on leur en impose, et on leur impose aussi des réponses.
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Le troisième problème est la présence sur ce site d’un chat qui permet de poser des questions et d’obtenir des réponses. Mais qui tient ce chat, comment est-il programmé, qui répond ? En réalité, ce seront des adultes inconnus, anonymes, potentiellement militants, qui parleront de sexualité avec nos enfants, sans possibilité de contrôle parental.
Par rapport aux parents, ces derniers sont toujours évoqués de manière négative, « comment ne pas se fâcher avec ses parents ? », « comment aller le médecin sans l’autorisation de ses parents ? », « comment se faire dépister sans l’autorisation de ses parents ? »… Au contraire, sur des questions aussi fondamentales, les parents sont les interlocuteurs les plus légitimes de leurs adolescents.
Quel est l’impact réel de ce site ? Les enfants sont-ils encouragés à s’y rendre en classe ?
Oui, un certain nombre de manuels scolaires renvoient directement à ce site. On peut aussi penser que lors des heures d’éducation sexuelle, on invite les enfants à s’y rendre. Il est aussi mis en avant par un certain nombre d’associations militantes comme le Planning familial ou le Crips -censé faire de la prévention contre le sida envers la jeunesse mais en réalité véhicule de l’idéologie lgbt- ce qui est loin d’être anodin.
Justement, vous dénoncez le fait que ce site renvoie par ailleurs vers des associations militantes. Quelles sont-elles ? Quel est leur impact sur les enfants, notamment à travers leurs interventions dans les écoles ?
En fait, ce site est très inspiré par un prisme médical, par celui de la prévention contre les MST. Mais cette dernière n’est pas un absolu, encore moins un prétexte à tout tenter simplement parce qu’on se protégerait.
Par ailleurs, les associations qui sont recommandées par le site sont fortement politisées, idéologisées. Elles se rattachent pour beaucoup à une forme d’activisme trans, et plus largement au wokisme. Ces associations prétendent lutter contre la transphobie, l’homophobie, mais on sait qu’il s’agit d’un paravent pour faire du prosélytisme. On voit bien que certains jeunes en souffrance tombent sous l’emprise de ces groupes, chez lesquels ils pensent trouver une réponse à leur malaise. Ces jeunes sont manipulés, avec des conséquences qui peuvent être très lourdes comme la chirurgie de transition évoquée plus haut. Les nombre des ces jeunes explose, ce qui est particulièrement inquiétant.
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Vous appelez à repenser ce site en partenariat avec les parents et les professionnels de l’enfance. L’existence d’un tel site n’est-elle pas problématique en elle-même, et ne devrait-on pas faire confiance aux parents pour aborder les questions de sexualité avec leurs enfants ?
C’est une vraie question. Nous avons invité nos syndiqués à écrire à la secrétaire d’État chargée de l’Enfance, Charlotte Caubel, pour demander la suppression du site. Le problème est qu’on a totalement déresponsabilisé les parents sur la question de l’éducation sexuelle en leur disant que l’école s’en chargeait, qu’on ne les a absolument pas guidés dans ce sens, alors qu’il existe d’excellents ouvrages pour leur apprendre à aborder ces sujets avec leurs enfants, et que beaucoup d’entre eux ne sauraient pas comment s’y prendre aujourd’hui.
Dans ce cadre-là, le site onsexprime.fr fait par instant un certain nombre de rappels utiles, comme celui de la dangerosité de la pornographie, même s’il nie son aspect addictif pourtant démontré. Mais les mots ne sont pas les bons, il n’y a aucune prise de recul, et puis internet n’est probablement pas le bon endroit pour évoquer ces sujets. Ils doivent être abordés avec des adultes de confiance, si possible les parents qui pourraient être accompagnés pour savoir comment répondre, et qui rappelleraient par ailleurs la prééminence des sentiments et de la construction d’une relation amoureuse saine sur celle de la sexualité nue.





