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Macron II : le retour de la violence politique ?

Loi Travail, Gilets Jaunes et manifestations anti-passe : le premier quinquennat Macron a été celui d’un retour à la violence comme moyen d’expression citoyen. Il semble désormais peu probable que sa réélection sorte une France clivée de cette situation.

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®Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

S’il existe un phénomène, autre que la haine et le mépris, qui semble accompagner Emmanuel Macron depuis le début de sa carrière politique, il s’agit bien de l’action violente. Il serait évidemment impossible de lui en attribuer intégralement le mérite, mais force est de constater que les relations entre citoyens et politiques n’ont fait que se durcir au fil de ses décisions : les manifestations contre sa loi Travail se sont avérées particulièrement violentes, et la tendance s’est par la suite confirmée. Le 1er Mai 2018, puis les Gilets Jaunes et enfin les manifestants contre le passe sanitaire ont accentué ce retour vers des moyens de revendication violents et symboliques.

Tout d’abord, il est important de noter qu’il s’agit bel et bien d’un « retour » de la violence en politique et non d’une nouveauté. Avant les années 80, il était monnaie courante pour les agriculteurs ou les ouvriers d’aller manifester leurs outils à la main face à des policiers sous-équipés. Sans parler de Mai 68, ou des dizaines de groupes terroristes des années 70. Il est évident que par le passé les relations entre le pouvoir politique et le peuple étaient caractérisées par une violence bien plus forte que la pire manifestation de Gilets Jaunes. Néanmoins, depuis les années 80 la tendance semblait aller vers une pacification des rapports sociaux : la police se protégeait toujours davantage et les manifestants, désarmés, tendaient à préférer des moyens d’action pacifiques.

Pourtant, depuis quelques années, un changement s’opère. La chute de la confiance envers les canaux politiques traditionnels et la déconnexion entre la classe dirigeante et la population, semblent s’être accompagnées d’un retour à d’autres moyens d’actions. Un changement politique majeur est en train d’avoir lieu : l’ère du dialogue touche à sa fin, l’avenir est à la confrontation politique. Les citoyens n’arrivant plus à influencer leurs « représentants », la situation tourne au rapport de force. [...]

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