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Macron sur le sentier de la guerre

Une tornade a forcé Emmanuel Macron à quitter le costume souple de manager de la start-up nation pour endosser celui de chef d’État. Dur apprentissage.

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© Élysée – Présidence de la République française

Les débuts en politique étrangère du nouveau président avaient été plutôt ludiques: concours de bras de fer avec Donald Trump et compète de followers sur Twitter, Make Our Planet Great Again contre Make America Great Again, Macron s’était rêvé quelques mois en nouveau chantre du techno-progressisme face au populisme du tribun américain. Les excès de Trump servaient Macron qui se permettait même de relancer l’idée d’une armée européenne et invitait en grande pompe Poutine à Versailles pour relancer le dialogue franco-russe.

Rarement d’ailleurs un président aura fait tant usage du palais de Louis XIV pour servir sa politique étrangère : en janvier 2019, le Roi-Soleil de l’attractivité française recevait 150 patrons français et étrangers pour une nouvelle édition du sommet « Choose France » destinée à refaire de la France une terre promise pour les investisseurs étrangers, mais, en novembre de la même année, le dirigeant français s’attirait les foudres de ses alliés européens et occidentaux en affirmant dans The Economist que l’Otan se trouvait en « état de mort cérébrale ». Les deux événements définissent la méthode Macron: soin de l’apparat et goût de la provocation. Cela ne fonctionne pas toujours, loin de là. [...]

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