Trois corps sont retrouvés dans l’abattoir où travaille le père d’Amir, en Iran. Ce dernier l’aide à les cacher malgré ses réticences, et se retrouve vite engagé dans un trafic de dollars organisé par le patron des lieux, alors que les proches d’un des morts mènent une enquête de plus en plus intrusive. Il y a du bon dans ce thriller iranien, qui installe une ambiance angoissante en exploitant l’imaginaire de l’abattoir. L’étau se resserre petit à petit autour du personnage principal, interprété par un acteur dont le jeu sobre correspond parfaitement à l’atmosphère minimaliste du long-métrage.
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Des défauts d’écriture le grèvent cependant assez lourdement. Les rapports entre certains personnages manquent de cohérence et on a du mal à comprendre l’insistance sur le passé du protagoniste, passé qui pèse très peu sur la suite de l’histoire. On se perd aussi parfois dans des péripéties secondaires sans véritable lien avec le cœur de l’intrigue. Enfin, la conclusion bâclée ne résout pas les questions soulevées tout au long du film. Dommage.
MARCHÉ NOIR (1h42), d’ABBAS AMINI, avec Amirhosein Fathi, Mani Haghighi, Baran Kosari, en salle le 5 janvier





