Ils viennent de partout et ont désormais une chose en commun : la Légion Étrangère, leur nouvelle famille. Mon Légionnaire raconte leurs histoires : celle de ces femmes qui luttent pour garder leur amour bien vivant, celle de ces hommes qui se battent pour la France, celle de ces couples qui se construisent en territoire hostile. La surprise au cinéma, bonne de surcroît, est un sentiment si rare qu’on se trouve nous-même surpris de se faire surprendre.
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Alors, lorsque résonne le beau « Sari Marès » sur des plans d’hélicoptère survolant le désert malien après ceux d’un enfant chantonnant la Strasbourgeoise avec son père légionnaire, on se dit que les temps changent, enfin. Certes la forme n’a rien de révolutionnaire, l’approche très documentaire bride les rares élans cinématographiques qu’on aperçoit et cette facilité du « cinéma réaliste » très français manque de romanesque, mais la justesse est là. Rachel Lang trouve un bel équilibre dans ces portraits de familles, refusant de laisser la guerre en hors-champ et décrit subtilement le rapport des civils à l’armée engagée au loin.
Mon légionnaire (1h47) de Rachel Lang, avec Louis Garrel, Camille Cottin, Ina Marija Bartaité, en salles le 6 octobre





