« La négritude résulte d’une attitude active et offensive de l’esprit. Elle est sursaut, et sursaut de dignité » dit un jour Aimé Césaire. Ces mots d’une grande force furent prononcés par l’illustre poète martiniquais dans son « Discours sur la négritude », tenu à Miami en 1987 lors de la première conférence des peuples noirs de la Diaspora. À l’époque, personne ne connaissait encore les noms prestigieux du prix Nobel Barack Obama, de l’humaniste Dieudonné ou de la pétillante et talentueuse Aya Nakamura. Mais déjà, une poignée de noirs insoumis avaient brisé leurs chaînes et s’étaient levés fièrement contre cet injuste « privilège blanc ».
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Aujourd’hui, ce sont nous, pauvres leucodermes, qui traînons notre odieux passé d’esclavagistes comme un boulet. Le dos courbé sous le poids de notre héritage colonialiste, nous avançons péniblement. Et c’est tant mieux comme ça ! Dorénavant, le qualificatif de « nègre » nous est insupportable. Mais diantre, de quel droit pourrions-nous encore faire usage d’expressions aussi blessantes, évoquant les heures sombres des champs de coton et du tristement célèbre « code noir » du nazi Colbert ? Puisque l’Afrique est le berceau de l’humanité, il ne serait que justice de glorifier la négritude.
Pour cela, rendons obligatoire l’enseignement du panafricanisme à l’école d’un côté et punissons sévèrement les propos négrophobes de l’autre. Que tous les élèves de France sachent que les pharaons étaient des noirs ! À la lecture des écrits de Voltaire, substituons celle des œuvres complètes de Frantz Fanon. Comme Césaire l’avait compris en son temps, il serait grand temps de rendre à l’Afrique sa grandeur. Kemi Seba à l’Elysée et sus à l’ethnocentrisme !





