Les opinions autour de cet épineux sujet se font de plus en plus vives, au fur et à mesure que la lassitude de cette crise sanitaire qui n’en finit plus gagne même les esprits les plus patients. Aussi, tout le monde s’échauffe, s’écharpe, s’insulte, s’injurie, vocifère, se voue réciproquement aux gémonies. Complotistes ! Collabos ! Sectaires ! Antisciences ! Valets du lobby pharmaceutique ! Les noms d’oiseaux volent, les familles et les amis se déchirent sur cette nouvelle affaire Dreyfus, et tout le monde a en tête cette célèbre caricature de Caran d’Ache « Un dîner en famille », synonyme de pugilat généralisé.
Lire aussi : La conjuration des imbéciles à l’assaut de 2022 : de l’idéologie woke au mouvement antivax
Plus encore, en cette période décisive pour l’avenir collectif de notre pays, voir une famille intellectuelle, appelons-la la droite par commodité, s’entre-étriper joyeusement sur la peste chinoise et les méthodes pour en venir à bout à quelque chose de désespérant.
La droite la plus bête du monde n’a jamais été aussi en forme
Désespérant, oui. Là où l’état moral, politique, social, culturel, civilisationnel, économique, militaire, géopolitique, et stratégique de notre pays après cinq années de « gouvernance » et de « management » macroniste devrait réunir cette famille de pensée dans le noble projet de redresser la France ; non, la droite, ou ce qui s’y assimile, préfère s’entre-tuer sur un virus, et sur les remèdes à y apporter.
C’est que la droite, les conservateurs, les réactionnaires, les traditionalistes, les nationalistes, et tout ce qui s’y assimile, n’adore rien tant que de tomber dans le piège que son opposition lui tend.
Disons-le clairement : la droite la plus bête du monde n’a jamais été aussi bien portante. C’est que la droite, les conservateurs, les réactionnaires, les traditionalistes, les nationalistes, et tout ce qui s’y assimile, n’adore rien tant que de tomber dans le piège que son opposition lui tend. Ici, se diviser sur un virus, et faire dudit virus un cheval de bataille, lorsqu’elle est majoritaire dans le pays sur des sujets autrement plus cruciaux pour l’avenir de la civilisation française qu’un malheureux Sars Cov2.
Machiavélisme macroniste
Le piège d’Emmanuel Macron, c’est d’avoir compris que, à tort ou à raison, les Français préféraient leur santé à tout autre sujet. D’avoir volontairement clivé la majorité vaccinée (90 % des Français éligibles), contre la minorité rétive aux injections (les 10 % restants). Et la droite la plus bête du monde de se jeter comme un seul homme, à manifester derrière Florian Philippot, qui n’a pourtant rien d’un homme de droite, il l’a prouvé par le passé, assumant fièrement son rôle d’éternel repoussoir contestataire.
À force de s’entre-tuer sur le vaccin, le masque, le passe vaccinal, le Pr Raoult, la droite oublie un tout petit détail : le Grand Remplacement lui, continue.
A contrario, d’aucuns, à droite, trouvent fort habile de donner quitus au gouvernement et à ses mensonges répétés depuis le début de la crise que nous subissons. À force de s’entre-tuer sur le vaccin, le masque, le passe vaccinal, le Pr Raoult, la droite oublie un tout petit détail : le Grand Remplacement lui, continue. Le délitement progressif de notre nation s’accélère. La déconstruction de notre civilisation se poursuit. Et qui en parlera, si la droite est trop occupée à chouiner, dans un sens ou dans l’autre, sur sa petite santé individuelle ?
Lire aussi : L’Incorrect et le passe vaccinal
Le voilà le piège macroniste, la suprême habileté tactique progressiste : étouffer tous les sujets de civilisation, sur lesquels 70 % des Français, si l’on en croit les sondages récents, sont d’accord, en les « grand-remplaçant » par un autre : le Covid. Ne tombons pas dans ce piège, imposons nos thèmes dans cette campagne présidentielle, sur lesquels nous sommes ultra-majoritaires. Les libertés, mêmes perdues, peuvent se reprendre. Les lits d’hôpitaux peuvent se reconstruire. Les malades, se guérir. Mais une civilisation, une fois qu’elle est morte, ne se ressuscite pas. Jamais. Telle est la dure loi de l’histoire. Car si nous ne combattons pas pour notre civilisation, nous auront le déshonneur. Et aussi la défaite.





