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Philippe Forget : « La parole présidentielle ose blesser les masses »

Philippe Forget, philosophe et polémologue, directeur de la revue d’anthropologie philosophique L’Art du comprendre (Vrin), explore les tréfonds de l’étrange langage macronien.

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© Louis Lecomte pour L’Incorrect

Comment situez-vous Emmanuel Macron dans l’histoire de la Ve République ? Quels seraient, selon vous, les grands axes de sa politique ?

Emmanuel Macron, élu, comme ses prédécesseurs, par un corps électoral qui délègue l’exercice de la souveraineté nationale au chef de l’État, s’inscrit magistralement dans le tropisme monarchique de la Ve République voulu par de Gaulle et aggravé par ses successeurs. La suprématie de l’exécutif sur le législatif en devient démesurée ; et la scène publique, miséreuse. Comme le dit justement Gambetta, la forme entraîne le fond. La forme despotique a toujours plus approfondi le contrôle technobureaucratique sur une société modifiée par le progrès technologique et l’emprise de la rentabilité financière. Le citoyen de la Nation est devenu un rouage, usé-assisté, de la société des débits, dettes et fonctions. De Gaulle disposait d’une haute administration en vue de servir la France ; Macron est disposé à arbitrer entre les intérêts du capital, tout en neutralisant le citoyen. [...]

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