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« Pluribus » de Vince Gilligan : eschatologique

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Publié le

14 janvier 2026

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« Un peu trop cérébrale et programmatique, Pluribus se montre toutefois passionnante dans ses derniers épisodes, où Gilligan interroge directement la nature des États-Unis comme creuset d’une fiction-limite. » Critique de la série « Pluribus » de Vince Gilligan.
© Pluribus

Attendue comme une épiphanie, la nouvelle série de Vince Gilligan, concepteur de Breaking Bad, semble arriver au premier abord dans l’arène des feuilletons TV avec un train de retard : le concept, quelque part entre Body Snatchers et Je suis une légende, est en effet une antienne de l’imaginaire américain : ici, comment une femme auto-proclamée « misanthrope » survit dans un monde où la population entière a été remplacée par un mystérieux esprit collectif d’origine extra-terrestre.

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Un peu trop cérébrale et programmatique, Pluribus se montre toutefois passionnante dans ses derniers épisodes, où Gilligan interroge directement la nature des États-Unis comme creuset d’une fiction-limite, interface d’une post-histoire qui devient le théâtre d’un combat immémorial entre la volonté divine et un esprit de la ruche liquéfiée dans une matrice artificielle – exactement comme l’a fait Lynch en son temps avec Twin Peaks : The Return.


PLURIBUS, série en 8 épisodes disponible sur Apple TV, avec Rhea Seehorn, Karolina Wydra, Carlos-Manuel Vesga

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