Un été sur la côte adriatique, une famille en proie en doute et une adolescente anorexique qui tombe amoureuse du mauvais garçon (il sera accusé de meurtre). Les ingrédients sont connus, mais le slovène Olmo Omerzu s’en empare avec une certaine exigence, travaillant au corps ses acteurs, choisissant ses cadres avec minutie et laissant son intrigue se déployer sans hâte, avec toutes les zones d’ombre que peut comporter une adolescence travaillée par le désir et la culpabilité.
Lire aussi : « Les Rayons et les Ombres » : filmer l’Occupation, de Louis Malle à Xavier Giannoli
Si la première moitié du métrage s’apparente à un récit d’apprentissage assez classique, on glisse peu à peu vers quelque chose de plus noir, jusqu’à un dénouement particulièrement grinçant qui flirte avec l’étude de mœurs sans pitié à la Michael Haneke.
Pour Klara (1h50), d’Olmo Omerzu, avec Barry Ward, Dexter Franc, Antonín Chmela, en salles le 8 avril





