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Au-delà des débats et des polémiques, la vraie question n’est-elle pas : pourquoi Marie brûle-t-elle ?
Une question aurait pu être posée par la Modernité le 16 avril au petit matin, comme elle fut posée par Hitler le 24 août 1944 à von Choltitz, alors gouverneur militaire de Paris : « Brennt Paris ? » La Modernité eût alors préféré l’anglais, elle qui impose chaque année 14 millions de touristes à la Vierge Marie, en sa cathédrale. On vient visiter le passé ? Le feu nous rappelle, et en premier lieu aux catholiques, ce qui est bien vivant. Nous-mêmes, nos racines, celle d’une France chrétienne.
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Notre-Dame est avant tout Marie, notre Dame, la nôtre, celle qui fait partie de nous : la Vierge Marie veillant sur Paris et la France, fille aînée de l’Église, et sur nos âmes. Un tel Signe peut-il n’être perçu qu’au niveau du patrimoine ou du tourisme ? C’est un signe de l’anormalité des temps, de ce règne insupportable de la quantité matérialiste. Comme les bavardages incessants qui ont occupé l’espace public, depuis l’incendie, sont ceux qu’évoquait le poète René Daumal, des bavardages contre l’esprit. Le feu de notre Dame, Marie à la couronne brûlante, nous rappelle à l’ordre et à l’essentiel.
Que la charpente de notre Dame, Marie, que son squelette symbolique s’enflamme – comme sa couronne de douze étoiles aperçue dans le Ciel par saint Jean, vision à l’origine de la prière de la petite couronne de la très sainte Vierge – qu’un tel événement ait lieu aujourd’hui dans une France dont l’état est à proprement parler ahurissant, où le chaos règne et où le christianisme est considéré comme une tare tandis que des dealers de banlieue organisent des tombolas cocaïne afin d’appâter de nouveau clients, une France où la confusion, le malaise, le mal-être, la pauvreté se développent, dans cette France-là, qui peut sérieusement penser que nous ne sommes pas devant un Signe des temps ? Du reste, la volonté affichée de taire le possible de ce Signe, de la part de nos modernes politiciens et journalistes officiels, éclate comme une preuve de son importance.
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En effet, qu’essaie-t-on de discrètement reléguer sous le tapis sinon ce qui a trop d’importance pour être rendu visible ? La brûlure de notre Dame est ce Signe par lequel Marie nous appelle à prendre pleinement conscience de la situation catastrophique dans laquelle le modernisme ambiant nous plonge, situation qui est la traduction sous nos yeux et dans nos vies que la crise est bel et bien dans l’humain, en chacun de nous. C’est cela qui brûle quand la tête de notre Dame prend feu. Marie nous rappelle à notre devoir spirituel, à reprendre vie en ce que nous sommes, non pas des êtres de matière mais des êtres d’esprit. Ce n’est pas rien, de brûler en plein cœur de la Semaine sainte : notre Dame, Marie, appelle ainsi les chrétiens et la France catholique à lever la tête, à affirmer combien la France est enracinée dans le christianisme, n’en déplaise à l’idéologie diversitaire dominante.
Que la charpente de notre Dame, Marie, que son squelette symbolique s’enflamme – comme sa couronne de douze étoiles aperçue dans le Ciel par saint Jean, vision à l’origine de la prière de la petite couronne de la très sainte Vierge – qu’un tel événement ait lieu aujourd’hui dans une France dont l’état est à proprement parler ahurissant, où le chaos règne et où le christianisme est considéré comme une tare tandis que des dealers de banlieue organisent des tombolas cocaïne afin d’appâter de nouveau clients, une France où la confusion, le malaise, le mal-être, la pauvreté se développent, dans cette France-là, qui peut sérieusement penser que nous ne sommes pas devant un Signe des temps ?
L’incendie vient nous redire combien nous sommes endormis dans la chair, quand le réel nous demande de nous éveiller spirituellement, ce que symbolise le retour à la vraie vie du Christ. Ne faut-il pas avoir atteint un haut niveau d’aveuglement pour ne pas voir cela, à moins qu’il ne s’agisse de collaboration avec ce mal qui se présente à nous en forme de « modernité » ? Ce feu est avant tout un Signe, et ce Signe le monde entier le regardait le 15 avril : notre Dame parlait alors à ce monde et cette parole est d’éveil.
Matthieu Baumier
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