Skip to content

Prince Harry, Roi des Simps

Par

Publié le

20 octobre 2020

Partage

Avouez-le, on l’a tous senti venir. Si, souvenez-vous, lors de son mariage. Lorsque Meghan Markle l’a traîné hors de la Chapelle Saint Georges, son alliance d’un côté, et lui, nouveau sac à main en forme de mari royal, de l’autre. On a tous eu ce petit pincement au cœur pour lui. Harry, c’est un peu ce pote qui ne vient plus boire le coup traditionnel du vendredi soir au bar, parce qu’il ne veut pas « laisser Marie-Endive toute seule ». C’est cet ancien fêtard domestiqué à coup de sourires en coin et d’un minois un peu ambitieux.

Ancien fêtard, il l’est. On se rappelle ses frasques dans les soirées huppées de la jeunesse dorée. Son Altesse enflammait à lui tout seul l’ensemble des tabloïds anglo-saxons en arborant un uniforme nazi d’un mauvais goût redoutable. Le jeune prince défrayait régulièrement la chronique par son comportement ressemblant beaucoup trop à celui d’un vulgaire roturier.

Harry portait aussi, fut un temps, le même uniforme que les hommes qu’il sera appelé à commander. Il tenait alors à servir son drapeau, sur le théâtre sanguinolent de l’Afghanistan. Son service dura dix mois, pendant lesquels il apprit à se servir d’une arme, se tenir droit, porter des valeurs qui le dépassent et rester humble. Il fut même à l’initiative des Jeux Invictus pour les anciens blessés de guerre. Du noble, du grand. Le soldat Harry fut ce que l’on appelle un homme.

Lire aussi : Megxit : la disneylisation de la famille d’Angleterre

Mais le minois ambitieux a toqué à sa porte. Il semblerait qu’il succombe peu à peu au charme – douteux – de sa plus si jeune épouse. Meghan Markle, actrice américaine divorcée, remporte le gros lot, à la surprise générale. Prince Harry, le top de ce qui faisait en matière de célibataire, le gendre parfait, le prince de Disney, tombe sur une sorcière, celle qui se métamorphose après minuit pour le kidnapper dans son palais infernal. Elle emmène le beau jeune homme loin de sa famille, à Los Angeles. Elle lui fait renoncer à ses titres et vivre loin de ses amis. La presse dépeint un Harry « triste », « seul ». Le fleuron de la famille royale britannique sort régulièrement pousser son caddie pour acheter lui-même les boîtes de ravioli pour le « couple ». Selon Closer, on le verrait régulièrement commander un cheese bacon double frites au Drive du Burger King. On comprend que la gastronomie anglaise puisse laisser à désirer, mais tout de même…

Harry devient un simp. Vous pardonnerez l’anglicisme, la langue française ne dispose pas encore d’un terme décrivant le phénomène. Vous en avez sûrement déjà rencontré au détour d’un commentaire sur votre réseau social favori, prenant immédiatement le parti d’une femme (de préférence se revendiquant comme « forte » et « indépendante ») dans le secret espoir qu’elle s’intéresse à lui. Lorsqu’il est en couple, le simp est en recherche de la validation permanente de sa compagne. Pour faire simple, il correspond à l’acronyme dont on l’affuble : « Someone Idolizing Mediocre Pu**y », ou « quelqu’un qui idolâtre des meufs moyennes ».

Tout hypnotisé qu’il est par un discours à haute teneur en féminisme 2.0, Harry se plie à la moindre des injonctions de sa femme, obéit à ses sortilèges et récite les paroles qu’elle lui apprend

Le mouvement #metoo, en bouleversant la masculinité même, a rendu possible ce type d’absurdité sociologique où des hommes pensent exécuter les volontés féminines, puis se retrouvent méprisés par leurs pairs comme par le genre opposé.

Disposer d’une goule à son service ne suffit pas à la sorcière. Il lui faut l’âme de sa proie. Tout hypnotisé qu’il est par un discours à haute teneur en féminisme 2.0, Harry se plie à la moindre des injonctions de sa femme, obéit à ses sortilèges et récite les paroles qu’elle lui apprend. Pris d’une soudaine épiphanie, il aurait soudain découvert le sujet de la discrimination raciale : « Je n’étais pas au courant de tous les problèmes qu’il y avait au Royaume-Uni, mais aussi dans le monde. Je croyais l’être, mais ce n’était pas le cas », a débuté le prince Harry, avant de donner un exemple précis. « Quand vous vous rendez dans un magasin avec votre enfant et que vous ne voyez que des poupées blanches, est-ce que vous vous demandez pourquoi il n’y a pas une seule poupée noire ? Et c’est juste un exemple de ce que nous en tant personne blanche ne pouvons pas percevoir, contrairement à une personne de couleur, de couleur noire. C’est une situation que nous ne pouvons pas comprendre car le monde a été créé par des blancs pour des blancs ». Merci Harry pour ce verbatim digne des meilleures heures d’éducation civique de la classe de 6ème B du collège Kadic.

Lire aussi : Que l’Angleterre sauve l’Europe !

Maintenant que le sortilège est achevé, la phase finale se déclenche. Harry, Prince des simp, se fâche avec maman pour les yeux de sa geôlière. Au départ de Buckingham Palace, c’était pourtant clair : on reste neutre, on ne s’implique pas dans la politique étrangère. Violant allègrement cet accord, Harry, sous l’œil vigilant de Meghan, incite les Américains à s’inscrire sur les listes de vote pour voter… Contre la Haine. Quitte à faire acte de servilité, autant que ça se passe de subtilité. L’allusion est évidente : votez contre Trump. Acte suprême, rébellion familiale ! Voilà qu’un prince de sang britannique s’immisce dans une élection américaine, tout ça pour une divorcée pénible, trimballant toujours cet air supérieur satisfaite d’elle-même.

Harry, fais-nous un signe. Ne te dissous pas dans tes charentaises, ne cède pas aux sirènes de la fausse morale préfabriquée. Reviens parmi nous, en hommage à tous ces potes qu’on ne verra plus les vendredis soirs au bar.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest