La Fondation Saint-Louis cherche-t-elle des poux au comte de Paris ? Dans un entretien accordé au quotidien régional L’Écho républicain, le prince Jean d’Orléans a annoncé qu’il quittait le château de Dreux afin de mettre à « l’abri sa famille, le temps d’assainir la situation ». En toile de fond de cette déclaration, la dégradation de ses relations avec la Fondation Saint-Louis qui gère l’ensemble des biens appartenant à la maison d’Orléans. Depuis hier, c’est la consternation et l’émoi qui règnent parmi les partisans de la monarchie qui se sont portés au secours du prince, manifestant leur indignation sur les réseaux sociaux face aux « méthodes de la Fondation, digne des Sans-culottes ».
« Invraisemblable, honteux, irréaliste » : sur les nombreux comptes des partisans du retour de la monarchie en France, c’est l’indignation qui prévaut depuis que le prince Jean d’Orléans a annoncé son départ prochain.
Plus on déploie de l’énergie pour arranger les choses, plus cela se dégrade. C’est le phénomène du trou noir qui absorbe votre énergie pour mieux vous détruire
La Fondation Saint-Louis avait été créée en 1974 pour assurer la pérennité des biens immobiliers et historiques de la maison d’Orléans, tels que le château d’Amboise ou les archives d’une dynastie qui a donné à la France son dernier roi. Depuis quelques années, le prince Jean reproche au conseil d’administration d’entretenir volontairement un climat délétère ou de faire des choix financiers inutiles. Déjà en 2016, la Fondation avait tenté d’expulser la mère du prétendant, la princesse Marie-Thérèse de Wurtemberg, en remettant fallacieusement en cause le droit d’utilisation de la maison qu’elle occupait au sein du domaine.
La crise du virus n’a rien arrangé : « Ils ont profité de cette période pour établir un règlement de quatre pages sous prétexte de sécurité sanitaire. Ce document auquel je ne reconnais aucune valeur juridique n’est en fait qu’une série de mesures nous visant », explique le prince Jean qui évoque aussi des vexations permanentes par le personnel de la Fondation qui s’occupe du château de Dreux. « Ils n’aiment pas ce que nous sommes. Ils n’aiment pas le naturel et la liberté des enfants, ils n’aiment pas que nous soyons une famille. Plus on déploie de l’énergie pour arranger les choses, plus cela se dégrade. C’est le phénomène du trou noir qui absorbe votre énergie pour mieux vous détruire », déplore ce père de deux garçons et trois filles.
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La rupture est désormais actée entre celui qui est aussi président d’honneur de la Fondation et son conseil d’administration qui se réfugie derrière le caractère privé de l’affaire pour éviter de se justifier. « On ne peut pas attaquer ainsi notre président d’honneur. C’est un manque de respect pour son grand-père. Il y a bien sûr des règles à respecter mais l’on se doit aussi de respecter les princes et la famille de France », s’est irrité le journaliste Stéphane Bern. Lui-même membre du conseil d’administration de la Fondation, l’animateur de « Secrets d’Histoire » n’a pas hésité à apporter son soutien au comte de Paris dans cette affaire.
« Ce n’est ni un exil ni une fuite. Je mets simplement ma famille à l’abri le temps d’assainir la situation », a toutefois précisé le prince Jean. Contactée, la fondation Saint Louis refuse de s’exprimer. Si ce départ de Dreux est un crève-cœur pour Pierre-Frédéric Billet, le maire LR de la ville qui considère le prétendant au trône comme « un patrimoine vivant », pour les monarchistes, c’est aussi une source d’espoirs : en s’installant dans le Sud de la France avec sa famille, Jean d’Orléans ira à la rencontre des Français afin de mieux se faire connaître et incarner une alternative politique.





