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Roger Chudeau : « On piétine les droits de l’homme lorsqu’on manipule des enfants »

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Publié le

27 juillet 2023

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Député du Rassemblement national et fondateur de l’Association des parlementaires contre le wokisme, Roger Chudeau appelle ses collègues à légiférer sur les transitions de genre.

Comment accompagner les parents d’enfants tentés par le changement de sexe ?

Si l’un de mes enfants était dans le cas de la petite Lilie (la petite fille dite transgenre qui s’est vu refuser son changement de prénom à l’état civil), j’aurais probablement consulté un pédopsychiatre, un psychologue ou même un médecin généraliste, pour me faire une idée du problème. Ensuite, j’aurais pris des dispositions pour accompagner l’enfant soit dans sa transition, soit pour qu’il prenne conscience que ce peut être un état passager. 75 % des enfants qui se déclarent transgenres reviennent à leur genre d’origine biologique une fois adulte. Ce chiffre montre qu’il s’agit souvent d’un moment de crise. Précoce dans le cas de Lilie, la dysphorie de genre se produit généralement au début de l’adolescence quand le bouleversement biologique des enfants suscite des questionnements sur leur identité. Il s’agit d’une affaire intime et familiale, et je suis très réticent à ce qu’on la politise comme ce fut le cas avec Lilie, promenée sur les plateaux télé. Ces affaires ne doivent pas être étalées sur la place publique, car les enfants sont totalement bouleversés par la pression sociale.

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Faut-il légiférer sur la transition physique ?

Oui, parce qu’aucun texte n’encadre ces pratiques, laissées à la libre appréciation du corps médical. Certains médecins, à la demande des familles, prescrivent des bloqueurs hormonaux qui empêchent le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Ces traitements peuvent avoir des conséquences redoutables et irréversibles. D’abord pour les garçons qui veulent devenir des femmes : ils devront toute leur vie avaler des produits pour conserver une apparence féminine. Ensuite pour les filles qui veulent devenir des hommes : elles auront des marqueurs masculins irréversibles comme la pilosité du visage ou la voix grave. Je suis donc très réticent quant à l’administration de ces produits à des mineurs. Ne parlons même pas des interventions chirurgicales irréversibles qui, pour moi, relèvent de la mutilation. Nous autres, députés membres de l’Association des parlementaires contre le wokisme, allons nous occuper de cette question, en lien avec le corps médical, pour réglementer et encadrer ces pratiques.

« L’université, les médias, l’édition, la culture sont profondément infectés par ce virus »


Roger Chudeau

L’association OUTrans a récemment fait parler d’elle pour son intervention propagandiste à l’école alsacienne. Comment refaire de l’école un sanctuaire ?

Officiellement, OUTrans s’est rendu dans l’école alsacienne, l’une des plus chics de Paris où le ministre de l’Éducation nationale a inscrit ses enfants dans le respect du principe de mixité, pour lutter contre la transphobie. En réalité, la démonstration s’est retournée en une opération de propagande pro-trans pour accompagner voire suggérer le changement d’identité de genre. Des parents d’élèves se sont scandalisés et la presse s’en est fait l’écho. J’en suis bien heureux, parce que ces choses existent quasi-quotidiennement dans l’enseignement public mais on n’en parle pas parce que les parents ne veulent pas de représailles. En tant que député, je me dois de défendre les élèves de l’enseignement public. L’université, les médias, l’édition, la culture sont profondément infectés par ce virus.

Lire aussi : [Idées] Le wokisme est un gauchisme

Que pensez-vous de la circulaire Blanquer, et plus largement de l’utilisation des droits de l’homme pour favoriser les transitions de genre ?

Le cas Blanquer est particulier. En janvier 2022, il organisait un grand colloque à la Sorbonne où soixante intellectuels ont dénoncé l’emprise du wokisme. C’était un événement très positif, et à ce moment-là, Blanquer a fait œuvre utile pour la société française. Et pourtant en 2021, il a produit une circulaire dans laquelle il parle d’accompagner l’enfant qui se déclare trans vers la transition de genre. C’est l’ambiguïté du macronisme et, en l’espèce, de monsieur Blanquer. Quant aux droits de l’homme, ils sont utilisés comme un paravent. Les wokistes utilisent tout ce qu’ils peuvent pour déstabiliser la société au nom de leurs valeurs. Or, on piétine les droits de l’homme lorsqu’on manipule des enfants sur leur identité de genre à la manière d’une secte. Il faut mettre fin à ces pratiques scandaleuses, donc abroger la circulaire Blanquer.

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