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Saint-Laurent sur Sèvres : vivement la messe en gilet pare-balle !

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10 août 2021

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Lundi 9 août, 13h30, je découvre la nouvelle sur mon fil d’actualité : un prêtre a été assassiné à Saint-Laurent-sur-Sèvres, en Vendée. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait été tué par le demandeur d’asile rwandais qui avait mis le feu à la cathédrale de Nantes le 18 juillet 2020 ! Je ne suis pas loin, bordel, il faut que j’y aille !
pere assassiné

Cette commune de Saint-Laurent-sur-Sèvres, je la connais un peu. Frontière entre la Vendée, le Maine-et-Loire et les Deux-Sèvres ; frontière entre l'Anjou et le Poitou ; terre où les catholiques ont dû subir la haine révolutionnaire durant les guerres de Vendée. Sur le bâtiment de la mission montfortaine où se sont déroulés les faits, une plaque du « Souvenir Vendéen » rappelle d'ailleurs l'histoire : le bâtiment a servi d'hôpital durant la chouannerie. Des chirurgiens catholiques y soignaient les blessés des deux camps, charité chrétienne au cœur ouvert sur la souffrance de l'autre. Et malheureusement, désormais un peu trop sur la déshérence de « l'Autre ». L'envahisseur ! Les nouvelles colonnes infernales.

Le Rwandais de Saint-Laurent, les Maliens de Monfort

Pour qui ne connaît pas Saint-Laurent, cette commune d'à peine 3600 habitants est étonnante. Elle est, en effet, entièrement dévouée au Christ et à la Vierge Marie. Le Lourdes des Montfortains ! Ville sacrée de la Vendée catholique. À l'entrée nord, en venant de Cholet, on découvre l'immense collège-lycée Saint-Gabriel, fort réputé dans la région, mais qui, à force d'accueillir tous les boiteux du quartier, connaît une certaine baisse de popularité. La basilique Saint-Louis-Marie Grignon de Montfort– du nom du saint breton né à Montfort-la Cane devenu Montfort-sur-Meu à l'orée de la forêt de Brocéliande – abrite son imposant tombeau qui occupe une partie de la chapelle de la Vierge.

Deux bouquets ont été posés. Autour, les rues sont désertes. La basilique est déserte. Les cœurs semblent déserts

Il y a d'ailleurs certains téléscopages de l'histoire qui laissent songeur : Montfort-sur-Meu est aujourd'hui la ville d'un immense abattoir de la Cooperl où, comme dans tous les abattoirs bretons désormais, travaille une communauté de Maliens. Et ceux-ci font des petits.... Et s'installent durablement. Avec les conséquences habituelles : en 2007, les habitants de Montfort s'étaient mobilisés pour garder vingt-trois clandestins qui avaient été arrêtés sur le chemin du travail. Y aurait-il la même mobilisation maintenant ? Pas sûr.

« Il faut prier pour la France »

Revenons à Saint-Laurent-sur-Sèvres où le drame concerne, cette fois-ci, non pas un Malien mais un Rwandais. Discussion avec une habitante alors que les journalistes commencent à se masser devant la mission montfortaine : elle m'indique que le père Olivier Maire était fort apprécié par les Saint-Laurentais qui le connaissaient bien. Il avait même assuré un concert de musique sacré la veille à la basilique en tant qu'organiste puis avait célébré la messe. « C'était même un théologien », me confie cette dame fort affectée par le drame. « Quelqu'un de discret et de tourné vers les livres,  me confirmera peu après une proche qui dirige une librairie religieuse. Olivier Maire était un grand connaisseur de la spiritualité mariale. Il écrivait peu et toute sa foi était dans ses homélies. C'était avant tout un homme de parole et un homme de la parole, avec beaucoup d'humour », poursuit cette libraire. « Cette mort a un sens », précise d'ailleurs son mari. Et sa femme de poursuivre sur un ton plus patriote : « Je pense que l'on doit prier pour la France. La France est en grand grand danger, et en grande difficulté, il faut prier pour elle. Qu'elle trouve sa paix, son unité, sa fraternité ».

Les catholiques sont directement visés

Plus loin, Thibault, la quarantaine, qui se présente comme avocat et réside à Mauléon, une commune voisine, est beaucoup plus radical et exprime sa colère. Il est venu spontanément après avoir découvert le drame dans les médias : « J'ai cinq enfants. Désormais, quand j'irai à la messe, faut-il que je me tourne à chaque fois pour regarder s'il n'y a personne derrière ? Ce n'est plus possible, nous les catholiques sommes directement visés ! Aujourd’hui, c'est ce que nous allons dire au ministre. Et nous allons le dire haut et fort ! » Derrière lui, deux passants approuvent sa colère.

Lire aussi : Saint-Étienne du Rouvray : tout est oublié !

Devant les portes closes de la mission montfortaine où s'activent la gendarmerie et la section scientifique, deux bouquets ont été posés. Autour, les rues sont désertes. La basilique est déserte. Les cœurs semblent déserts. La commune de Saint-Laurent-sur-Sèvres est une ville d'églises. Partout ! Une basilique, une église paroissiale, une église au sein du collège-lycée, une église au sein de la communauté des Filles de la Sagesse qui fait face aux Montfortains. Une autre église chez lesdits Montfortains, le tout dans un bourg minuscule ! Et les édifices ne sont pas de modestes chapelles ! Sur les murs des petites rues, à peine devine-t-on quelques slogans anti-Villiers, mi-effacés par le temps, mi-effacés par la main de l'homme. Témoignages éphémères d'un gauchisme hors-sol. Saint-Laurent-sur-Sèvres est une ville catholique, qui aujourd'hui, pleure son prêtre dans l'intimité. [...]

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