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Samuel Paty, l’islam et l’école

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Publié le

17 décembre 2021

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Samuel Paty, professeur d’histoire géographie au collège de Conflans-Sainte-Honorine, a été assassiné le 16 octobre 2020 à 16h57 à l’angle de la rue de la Haute-Borne et de la rue du Buisson-Moineau, en rentrant à son domicile. Il avait 47 ans. L’assassin, Abdullakh Anzorov, 18 ans, citoyen russe d’origine tchétchène, l’a poignardé à sept reprises avec un couteau de boucher avant de le décapiter. Abdullakh Anzorov, habitant d’Évreux, avait été accueilli en France à l’âge de 6 ans dans le cadre du regroupement familial, avec le statut de réfugié. Didier Lemaire et David Di Nota ont tous deux écrit sur cet attentat. Entretien croisé.
paty

La décapitation de Samuel Paty a choqué le monde entier. Vos livres reviennent sur cette tragédie selon deux approches différentes. Pouvez-vous présenter le livre l’un de l’autre ?

Didier Lemaire : Le livre de David se fonde sur le rapport officiel de l’Inspection générale de l’Éducation établi après l’attentat. Il fournit une relecture des faits et s’appuie sur Le Procès de Kafka pour montrer l’aveuglement de la machinerie administrative et sa part de responsabilité. Samuel Paty meurt pour un simple mensonge d’élève qui sera validé par l’administration et relayé avec des accusations confuses. Paty ne sait pas lui-même, au fond, de quoi il est accusé, tout comme Joseph K dans Le Procès.

David Di Nota : Didier revient sur son itinéraire de professeur de philosophie et sur la campagne dont il a fait l’objet. Comme Samuel Paty, il a souffert d’une calomnie : on a voulu le présenter comme islamophobe, mythomane, etc. Cette clarification était nécessaire. Elle a atteint son but. Plus personne n’ose avancer ces clichés extrêmement dangereux et, après Paty, tout à fait inexcusables.

Cet assassinat est le dénouement d’une crise qui aura duré onze jours. David Di Nota, pouvez-vous en rappeler les principales étapes ?

DDiNota : Il y a eu deux cours d’éducation morale et civique sur la liberté d’expression devant deux classes de 4e, le lundi 5 octobre et le mardi 6, au cours desquels Samuel Paty a montré une caricature publiée dans Charlie Hebdo. Une élève qui n’était même pas en classe raconte qu’elle a été choquée et accuse Samuel Paty d’avoir désigné les élèves musulmans et de leur avoir proposé de sortir. Cette fausse rumeur sera requalifiée en faute pédagogique par l’administration. Abdelhakim Sefrioui, islamiste notoire, recueille le témoignage de l’élève affabulatrice et fait circuler la vidéo sur les réseaux sociaux. Cette vidéo et celle du père de l’élève motiveront l’assassin Abdoullakh Anzorov qui va payer des élèves pour identifier sa cible et égorger Samuel Paty le 16 octobre. […]

La sensibilité religieuse des élèves devient le critère du bon comportement du professeur !

David Di Nota
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