Concernant Sébastien Tellier, j’ignore toujours s’il se fout de notre gueule ou si c’est à nous de nous foutre de la sienne. Être un génie naïf est une grâce rare. Légèreté et profondeur mêlées. Quelques notes de perversion enfantine. L’équilibre est précaire. Tout le monde n’est pas Charles Trenet ou le Douanier Rousseau. Loin s’en faut. Peut-être Tellier voulait-il être un Brian Wilson électronique, le Syd Barrett (co-fondateur de Pink Floyd et icône déraillante) de la French Touch. C’est sans doute viser un peu haut, planer à mille lieues. Perdu entre l’univers de Christophe et celui des Télétubbies, l’homme m’a toujours rendu perplexe. Tout cela serait plus simple s’il était un médiocre. Avec plus de dix albums à son actif, il est un compositeur et producteur reconnu. Pour son dernier disque, nommé Kiss The Beast, il revient après six années d’absence. […]
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